À Lille, nous n’avons pas les bases. La place des citoyens dans la gouvernance locale est totalement accessoire pour la mairie alors qu’elle devrait être au cœur de l’exercice démocratique. Je plaide pour une refonte complète du débat démocratique, pour mieux associer les autres sensibilités politiques dans un but commun, le bien-être des Lillois. Au lieu de moquer ou de mépriser, comme c’est le cas aujourd’hui au conseil municipal. Lorsque les propositions sont bonnes et éprouvées, il y a un blocage de principe de la majorité socialiste sur la seule base que l’idée vient de l’opposition.
La question de la piétonnisation et des commerces en est une parfaite illustration. Un grand sujet à Lille qui mériterait tellement plus d’efforts et de propositions que les mesurettes accouchées dans la douleur par l’actuelle municipalité. Avec mon équipe Faire Respirer Lille, nous nous sommes rendus dans la ville de Gand qui excelle dans l’organisation de la piétonnisation, de l’urbanisme et des commerces. Le centre-ville est vivant et largement fermé à la voiture. La vitalité commerciale est une réussite. Nous avons un lourd problème à Lille avec son centre et sa dévitalisation. Les commerçants appellent au secours car il est impossible de se garer.
Nous nous sommes inspirés de la manière dont les élus à Gand, écologistes, ont mené la transition du tout voiture aux rues piétonnes sans que les commerces ne périclitent ni se vident. Force est de constater qu’on peut rencontrer des élus écologistes ouverts et non dogmatiques qui acceptent d’échanger sur les bonnes solutions. Chose complètement inimaginable à Lille puisque pour nos écolos lillois, je suis presque assimilée à l’extrême droite. Voilà plusieurs années que nous proposons une piétonnisation progressive et intelligente, et le maire actuel voyant le vent tourner vient d’annoncer en juillet 2025 une concertation pour demander aux Lillois leur avis sur l’étendue de la piétonnisation du centre de Lille, qui sera mise en œuvre en janvier 2026. Nous ne pouvons que nous en réjouir puisque nous défendons cela depuis 2019, mais il reste encore tellement à faire pour préserver nos commerces. La piétonnisation de la Grand-Place est un élément essentiel de la « marchabilité » de la ville de Lille où le piéton et la personne en situation de handicap doivent pouvoir déambuler avec plaisir et en toute sécurité. Cette étape, si elle est historique, doit se faire avec méthode et anticipation. Elle doit être structurée et pensée pour les habitants, les commerçants et les visiteurs du centre-ville comme de la métropole.
Mais j’appelle à la plus grande prudence et au sérieux pour mettre en œuvre cette transformation profonde de notre centre-ville qui ne se porte pas bien. Car avancer la question de la seule piétonnisation ne règle pas les problèmes du commerce lillois qui s’effondre. Voire, elle peut aggraver la situation. Partout, des rideaux continuent à être tirés. Les commerces vacants dépassent 13 % dans certains quartiers, les restaurateurs alertent et les artisans, épuisés, parlent tous de rupture de confiance avec la ville. La situation est dramatique. Et pendant ce temps, la majorité municipale répond à coups de communication : des courriers à Matignon, des vœux pieux sur l’encadrement des loyers commerciaux… mais aucune mesure concrète. Je reviendrai d’ailleurs sur la pétition des commerçants lillois, qui m’a poussée à agir concrètement.
Avec mon groupe Faire Respirer Lille, je défends depuis 2020 des solutions simples et concrètes pour garantir l’accessibilité du cœur de ville – des solutions que la majorité a refusé de mettre en œuvre. D’abord, des transports en commun moins chers, plus fiables et plus efficaces, avec un renfort immédiat de l’offre de bus relais : 20 véhicules supplémentaires dès la rentrée pour compenser les pannes du métro et sécuriser les trajets du quotidien. Pour 2026, je porte aussi une gratuité élargie des transports en commun pour les moins de vingt-six ans, les retraités et les personnes en situation de handicap. Ensuite, je propose de véritables parkings relais aux abords de la ville, accessibles via un forfait journée incluant les transports en commun, avec des navettes fréquentes et gratuites vers le centre. Ils seront implantés en première couronne et parfaitement connectés au réseau de transports en commun. Ces parkings, sécurisés et gardés, seront situés au port fluvial, au pont de Tournai, à la porte des Postes, à proximité du nouveau tribunal (secteur Pasteur) et près du Grand Palais. Ils permettront d’accueillir les automobilistes venant des grands axes, de désengorger le centre-ville et d’offrir une alternative crédible à la voiture au cœur de Lille. Il faut enfin faciliter l’accès par des mobilités alternatives, par exemple en créant 500 places de vélo sécurisées sous la Grand-Place. Et parce qu’on ne réussit pas une piétonnisation sans confiance, j’assume une exigence simple : sécurité et propreté. Cela suppose de la vidéoprotection, une présence renforcée de la police et une ville tenue de la gare jusqu’aux rues commerçantes pour protéger les commerces, leurs salariés et leurs clients.
Je veux également m’attarder sur le sujet du stationnement payant qui, depuis sa mise en place autoritaire, sans concertation, provoque beaucoup d’incompréhension, souvent de la colère, et trop fréquemment un sentiment d’injustice. À Lille, le stationnement est devenu un outil de sanction plutôt qu’un service public organisé au bénéfice des habitants, des commerçants et des salariés. Je veux remettre du bon sens, de la lisibilité et de l’équité dans un système aujourd’hui vécu comme punitif et déconnecté des usages réels. L’objectif n’est pas d’empêcher l’accès à la ville, mais de mieux réguler les flux, de faciliter les déplacements du quotidien et de soutenir l’activité économique.
Pour redonner de l’oxygène aux commerces, je propose d’instaurer une gratuité du stationnement entre midi et 14 heures dans les secteurs commerçants. Cette mesure simple vise à favoriser la fréquentation des boutiques et des restaurants le midi sans pénaliser les riverains ni les salariés. Dans les rues commerçantes, je veux renforcer le nombre de places « shop and go », offrant trente minutes de stationnement gratuit, afin de permettre un accès rapide aux commerces, aux services et aux retraits de marchandises sans gêner la circulation ni bloquer les livraisons.
Pour les habitants, le tarif résident doit redevenir juste et compréhensible. Je propose de ramener l’abonnement résident à 10 euros par mois, quelle que soit la zone, et de permettre aux résidents lillois de stationner partout dans la ville, dans les mêmes conditions. Être résident ne doit plus être un handicap selon son quartier. Je souhaite par ailleurs mettre en place un tarif préférentiel pour les entreprises et les associations lilloises. Cette mesure vise à soutenir l’emploi local et à mieux intégrer les contraintes des salariés dans la politique de stationnement.
Certains, comme La France insoumise, proposent de rétablir un stationnement entièrement gratuit dans les quartiers. Je comprends l’intention, mais je n’irai pas jusque-là. La gratuité totale n’est ni soutenable financièrement, ni efficace pour organiser les usages. Je fais le choix d’une politique équilibrée, qui protège les habitants, soutient les commerces et garantit des recettes indispensables à l’entretien de l’espace public sans pénaliser injustement les Lillois. Ma vision du stationnement à Lille est claire : moins d’automatisation aveugle, plus d’humanité ; moins de contraintes idéologiques, plus de solutions concrètes ; moins de sanctions, plus de service rendu. Le stationnement doit redevenir un levier d’accessibilité et d’attractivité au service d’une ville vivante, commerçante et respirable.
Pour rendre attractive la Grand-Place, il faut aussi la faire vivre avec des animations culturelles et patrimoniales, installer un mobilier urbain sobre et confortable et soigner la signalétique. De nombreux défis à relever pour l’avenir de l’attractivité commerciale de Lille, pas inatteignables si l’on compare à la réussite de Gand, largement expliquée par des décisions publiques intelligentes.
C’est en nous rendant à Caen que nous mesurons à quel point l’impulsion politique peut changer le visage d’une ville et la vie quotidienne des habitants. J’ai choisi d’y aller avec mon équipe, et notamment deux experts sportifs, Romain Duriez et Laurent Petrynka, parce qu’à l’Assemblée nationale, j’ai sympathisé avec un nouveau député, Joël Bruneau. Il est ancien maire de Caen et me parle souvent de sa vision de la prévention santé à travers l’exercice physique. Et oui, la ville de Caen nous inspire sur sa performance autour du sport, de paire avec la question des économies d’énergie. Incroyable leur piscine patinoire, impressionnant leur palais multisport et exceptionnelle leur incitation à la reprise d’une activité physique grâce à la prescription médicale, le sport sur ordonnance. Un réseau de santé mobilisé autour du sport et des professionnels de santé. À Lille, le sujet des piscines est un raté historique. Un argument pourtant de poids pour attirer de nouveaux arrivants dans une ville. L’absence totale de projet concernant la piscine Marx-Dormoy, délaissée depuis plus de vingt ans et maintenant totalement obsolète, est préoccupante, alors qu’elle est la plus fréquentée des Lillois et des métropolitains, la piscine de notre enfance, la piscine à laquelle nous sommes attachés.
À cet effet, le groupe Faire Respirer Lille a proposé un vœu en décembre 2022 pour que des études soient très rapidement redémarrées sur le site Marx-Dormoy et permettent d’espérer avoir un bel équipement pour les Lillois. La majorité PS a refusé de voter ce vœu. Marx-Dormoy est un équipement qui, comme plus de 60 % des piscines publiques françaises, a plus de trente ans et nécessite des efforts de modernisation conséquents. Pour le climat, pour la sobriété énergétique et la diminution des coûts de fonctionnement, il est urgent de penser à un projet de rénovation ambitieux qui permette des actions d’économie d’eau et d’énergie. Pour le mandat 2026, je veux, au-delà de la future piscine de Fives-Cail qui ouvrira en 2027, et la piscine temporaire de la porte d’Arras dans le même temps, un équipement innovant sur le site de Marx-Dormoy : Les Bains Lillois, ce sera un grand projet de centre aquatique et sportif nouvelle génération, implanté sur le site de Marx-Dormoy, inspiré du modèle de celui de Caen. Il réunira des bains intérieurs, une piscine extérieure chauffée ouverte toute l’année, une patinoire moderne et un pôle de sports nautiques sur la Deûle.
Pensé comme un équipement populaire et accessible à tous, il mêlera apprentissage de la natation, sport de haut niveau, bien-être et loisirs familiaux. Le projet s’appuiera sur une architecture durable et sobre en énergie, avec récupération de chaleur et énergies renouvelables. Il incarnera ma vision d’une Lille plus saine, plus sportive et plus conviviale, tournée vers la santé, le vivre-ensemble et la transition écologique.
Les autres grandes villes ne lésinent pas. Nice a investi 120 millions d’euros pour rénover les piscines existantes et construire trois nouveaux centres aquatiques. Rennes va achever en 2025 la nouvelle piscine Villejean, un grand centre aqualudique, une piscine « verte » avec des matériaux biosourcés, de la production d’énergie solaire, des équipements d’économie d’eau et de récupération, et un projet sportif a été co-construit avec les habitants. Toulouse, où la mairie poursuit son « Plan Piscines » doté de près de 30 millions d’euros pour rénover les bassins existants, en créer de nouveaux et améliorer le service aux usagers. Mais n’oublions pas toutes les grandes villes du Nord qui sont maintenant mieux équipées que Lille, comme Valenciennes, Béthune, Dunkerque… Le « Plan Piscines 2 » à Lille est un plan d’ambition métropolitaine qui mérite que notre ville porte plus haut le sujet du savoir nager et de la natation de compétition.
De cette visite et du travail mené avec mes équipes depuis deux ans sur les besoins sportifs pour Lille est né un grand projet qui irriguera tout le sud de Lille. À partir des équipements du Lille Université Club existants, aujourd’hui vétustes, dispersés et inadaptés aux usages contemporains, je souhaite engager une refondation complète du site sportif universitaire et associatif pour créer un campus sportif lillois à la hauteur d’une grande métropole européenne. Le projet repose sur la reconstruction et la modernisation des infrastructures clés du Lille Université Club : nouveaux gymnases multisports mutualisés, salles d’entraînement et de préparation physique, halle couverte pour les sports collectifs, terrains extérieurs rénovés, équipements dédiés au sport-santé et au handisport, pôle médical et de récupération, maison des clubs et des bénévoles, ainsi que des espaces de formation et de vie ouverts aux étudiants, aux scolaires et aux habitants. L’ensemble s’inscrit dans un campus largement végétalisé, apaisé et traversable, favorisant les mobilités douces et l’usage partagé entre sport universitaire, sport associatif et sport scolaire.
Ce campus se prolongera bien au-delà de l’emprise actuelle du Lille Université Club en intégrant pleinement les équipements sportifs des lycées Baggio, Gaston-Berger et Faidherbe, afin de construire une continuité d’usages et de parcours entre les établissements scolaires, l’université et les clubs, et ira jusqu’à la nouvelle piscine de la porte d’Arras. À cet ensemble viendra s’articuler l’Arena Lille-Sud, équipement majeur et emblématique conçu comme une arena multisport et événementielle de nouvelle génération, modulable de 5 000 à 8 000 places, éco-conçue et ouverte sur son quartier. L’Arena, qui jouxtera le commissariat central de Lille-Sud, accueillera compétitions sportives de haut niveau, pratiques amateurs, résidences sportives, grands événements populaires et culturels, tout en intégrant une programmation inclusive, du sport féminin au handisport, un café sport-santé et des espaces de formation et d’insertion. Ce campus sportif lillois fera du sport un levier central de santé publique, de réussite éducative, de cohésion sociale et de transformation urbaine pour Lille-Sud. Basket, volley, boxe, gymnastique, futsal… toutes les disciplines y trouveront enfin leur juste place.
À l’heure où j’écris ces lignes, nous continuons notre tour de France des villes inspirantes. Nous espérons nous rendre à Lyon. J’ai contacté Audrey Hénocque, une élue écologiste, adjointe au maire chargée des finances. Elle m’avait interpellée à l’occasion de ma proposition de loi sur le statut de l’élu en situation de handicap puisqu’elle est elle-même tétraplégique. Je souhaite la rencontrer d’abord parce que je l’admire d’être arrivée à ce poste et ensuite parce que j’aimerais visiter un quartier appelé La Confluence, ancienne zone portuaire reconvertie avec succès en un quartier innovant et durable, avec des bureaux, des espaces verts et des logements. Je prévois au port de Lille un grand projet de quartier piéton et flottant. Il incarnera une nouvelle manière d’habiter et de vivre la ville, inspirée du modèle de La Maillerie, à Croix.
Je me souviens très bien de la vision que Philippe Hourdain, président de la Chambre de commerce et d’industrie des Hauts-de-France, qu’il portait déjà il y a quinze ans pour le port de Lille. Une activité économique en développement, connectée au futur canal Seine-Nord, dédiée à la décarbonation de la logistique et de l’industrie de la région, associée à un nouveau quartier habité sur un quart de la surface du port, pour pouvoir le connecter à la ville, au quartier de Vauban et aux Lillois. Cette vision, il n’a jamais pu la mettre en œuvre. Martine Aubry, enfermée dans son dogmatisme, voulait y imposer le tout logement social à des fins électoralistes, au détriment des besoins des salariés et des classes moyennes arrivant dans la ville. Je la reprends avec enthousiasme, convaincue que Lille mérite un quartier d’avenir, nouveau fleuron de l’habitat durable, comme Pierre de Saintignon avait su le concevoir pour EuraTechnologies.
Entièrement dédié aux mobilités douces, il privilégiera la marche, le vélo et des espaces publics apaisés, libérés de la voiture. Les rez-de-chaussée accueilleront des commerces de proximité, des ateliers, des cafés et des services, créant une animation continue au cœur du quartier. L’architecture contemporaine dialoguera avec le paysage portuaire et industriel en valorisant les vues et les perspectives. La nature y sera omniprésente. Plantations généreuses, noues paysagères et arbres structureront les cheminements. Le projet s’ouvrira pleinement sur la Deûle, qui deviendra un véritable axe de vie et de respiration. Des habitats flottants y prendront place, offrant une réponse innovante aux enjeux du logement et du rapport à l’eau. Ces logements sur l’eau renforceront l’identité singulière du quartier et son attractivité métropolitaine. Pensé comme un quartier mixte, il associera logements, activités économiques et culturelles. Le quartier des Docks deviendra ainsi un démonstrateur urbain, écologique et désirable pour le Lille de demain.
Car Lille doit rester une ville d’entreprises et d’innovation. Depuis trop longtemps, Lille et sa métropole sont en perte de vitesse pour la compétitivité économique. La métropole a perdu le dossier de candidature pour l’installation de l’Agence nationale de sécurité du médicament, Eurasanté a perdu les deux vagues successives de financements nationaux « Biocluster » du plan Innovation Santé 2030. EuraTechnologies voit sa gouvernance fragilisée après le départ de plusieurs directeurs et perd son rayonnement international dans la tech.
Lorsque je deviendrai maire de Lille, je redynamiserai EuraTechnologies en lui redonnant sa vocation première, celle d’un grand écosystème vivant, ouvert et attractif. Comment ? En levant les verrous qui l’enferment aujourd’hui dans un seul secteur. Le but étant d’accueillir de nouvelles filières économiques, artisanales, écologiques, industrielles, créatives et scientifiques, et de redonner vie à des milliers de mètres carrés vacants. Forte de son histoire, de son expertise douanière reconnue et de sa position stratégique au cœur de l’Europe, Lille gagnera je l’espère l’appel à la candidature engagé pour accueillir le siège de la future Autorité douanière de l’Union européenne, acteur clé du contrôle des flux commerciaux, du e-commerce et de la lutte contre la fraude. Je me suis battue pour cela aux côtés d’Amélie de Montchalin et de Gérald Darmanin.
Sur la partie rayonnement économique, au-delà du Forum international de la cybersécurité qui devient une référence économique et stratégique à Lille, je créerai un grand forum économique mondial, inspiré des grands rendez-vous mondiaux de référence, réunissant dirigeants d’entreprise, investisseurs, responsables politiques et intellectuels, pour faire de notre ville un lieu où se pensent, se débattent et se décident les grandes transformations économiques et sociales du xxie siècle. Pour fédérer les entrepreneurs lillois, j’installerai un dialogue permanent, structuré et exigeant avec le monde économique. J’impulserai la création d’un Club Lille Entreprendre afin de bâtir des synergies durables entre les entrepreneurs lillois, de favoriser les coopérations, l’innovation et l’ancrage local des activités. Une aubaine pour les stages, l’alternance, le recrutement, le mécénat, mais aussi pour le décloisonnement entre économie et vie citoyenne. Je mettrai également en place un conseil lillois du commerce et de la nuit, véritable instance de concertation, pour associer commerçants, acteurs économiques et collectivités à toutes les décisions ayant un impact sur la vie commerciale, l’attractivité des quartiers et l’animation nocturne de la ville.
Parce que Lille est, dans son ADN, une ville de textiles et de mode, je veux faire revivre la rue du Faubourg-des-Postes, à Lille-Sud, en réalisant un projet de redynamisation économique majeur que je porte depuis 2020. L’Avenue des Modes, circulaire et solidaire, vise à transformer une rue aujourd’hui en difficulté en pôle économique et créatif du textile responsable, en lien direct avec Lillenium et en lien métropolitain avec la ville de Roubaix, très reconnue en la matière. Le projet rassemble boutiques de créateurs, grandes enseignes de seconde main, vestiaire solidaire, collecte et recyclage de textiles, et ateliers d’upcycling générateurs d’emplois locaux. Il s’appuie sur les savoir-faire régionaux, les écoles de mode, les acteurs associatifs et industriels pour relocaliser, recycler et innover. Un lieu de coworking avec studios photo, vidéo et prototypage accompagnera créateurs et influenceurs tout en favorisant l’économie collaborative. Inclusif et écologique, ce projet redonne attractivité, lien entre quartiers et perspectives d’avenir à tout le secteur. Un avenir économique que je veux ambitieux pour Lille tout entière.
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- Lire la préface de Philippe Amouyel
- Avant-propos
- Les voeux, les endives et la bière
- Le statut de l’élu
- La campagne des européennes et les universités
- L’Unesco et la sécurité
- La piétonnisation, le sport et le port
- L’intégrité et la dignité
- L’aventure du Culturel
- La dissolution et la nomination
- L’éducation et les cantines
- Les discriminations et les valeurs
- Le délit de fuite et les violences routières
- L’ENSAM, la démission et la justice
- La commission d’enquête et la protection de l’enfance
- Le collectif et la démocratie au coeur
- L’architecture et la ville de demain
- Les loyers et le plan d’urgence commercial
- Les candidats à Hellemmes et Lomme
- Le protoxyde d’azote et le mépris municipal
- Le budget, la transparence et l’éthique
- Épilogue
- Remerciements
