Lorsque je décide de me présenter comme co-rapporteure de la commission sur les violences faites aux enfants en milieu scolaire, ce n’est plus une affaire de hasard. J’ai déjà rencontré Pierre Baillœul qui m’a sensibilisée sur les violences subies au Village de Riaumont à Liévin. Le premier débat a lieu le 19 février 2025 à l’Assemblée nationale pour voter une commission d’enquête sur les défaillances du contrôle des établissements scolaires privés sous contrat par l’État. Lors de ses premières questions au gouvernement, début février, Paul Vannier (LFI) interpelle François Bayrou pour qu’il s’explique sur son rôle dans l’affaire du pensionnat de Bétharram. On appelle Paul Vannier l’inquisiteur. Dès lors, je me démène avec d’autres collègues pour élargir le champ à l’ensemble des établissements scolaires privés sous contrat, hors contrat, au public aussi, au handicap ou au périscolaire. Si les conditions sont réunies et qu’il ne s’agit pas, comme semble le souhaiter Paul Vannier, d’utiliser cette commission pour faire tomber François Bayrou, alors je m’y impliquerai. Nous sommes finalement élus co-rapporteurs de cette commission d’enquête qui durera quatre mois intensifs.
Avant que je n’accepte de me présenter, beaucoup me dissuadent car je prépare ma campagne municipale à Lille. Seulement, je sais qu’en redoublant d’efforts et de travail, je peux parvenir à m’impliquer dans ma campagne autant que dans les contrôles et les auditions nécessaires à cette commission. Spontanément, je n’aurais pas accepté de travailler avec un partisan de LFI, que je passe mon temps à combattre sur le terrain de l’antisémitisme, du mépris des institutions et de l’intolérance. Malgré tout, et comme à chaque fois, je privilégie l’aspect transpartisan dans un seul et unique but, bien plus grand que les divergences politiques : celui de la protection de l’enfance.
Le 10 mars, Pierre revient à ma permanence et me remet un livre d’enquête qui retrace toute l’histoire du Village de Riaumont où il a passé une partie de son enfance, enfermé et violenté. Je suis très touchée. Me remettre entre les mains une partie de sa vie, c’est m’assurer de sa confiance en ma capacité à faire évoluer la triste réalité des violences faites aux enfants – toujours d’actualité, hélas. Je commence, sidérée et bouleversée, la lecture de ce livre, Les Enfants martyrs de Riaumont, écrit par la journaliste indépendante Ixchel Delaporte. Dans le train Lille-Paris, je découvre un foyer fondé par le père Revet, un prêtre mégalomane, lui-même pédocriminel, ayant bâti un village médiéval en faisant travailler les enfants, nuit et jour parfois. Il les violente, les humilie, et tous les religieux et éducateurs qui vivent là lui emboîtent le pas. Le tout dans une ambiance glauque, sale, et dans des bâtiments d’une totale promiscuité. Ahurissant de découvrir que cette sombre histoire a duré jusqu’en 2019. Je me rends compte du niveau d’omerta dans ma région des Hauts-de-France, où élus, institutions et enseignants ont fermé les yeux. Riaumont est une histoire du Nord que je ne peux plus ignorer. J’y puise dans le sentiment d’injustice que me transmet Pierre toute l’énergie pour me plonger dans cette enquête dont je n’imagine pas qu’elle sera une aventure humaine puissante.
Pendant toute la période ultra-médiatisée de nos déplacements dans les lycées, dans les rectorats, les préfectures, les ministères, je reste très connectée à ma ville. Et j’y prends la mesure de la résonance de ce travail de fond pour comprendre à quel point cela concerne tant de citoyens. Le système établi a continué à protéger les agresseurs au détriment de la parole de victimes qui se sont bel et bien exprimées mais qui n’ont pas été écoutées. Des citoyens lillois me contactent par mail avec des témoignages de personnes que je pourrais croiser au marché ou dans la rue. Une femme m’écrit pour me dire que grâce à cette commission et à son écho médiatique, son mari s’est décidé à révéler ses souffrances, celles vécues lorsqu’il était élève d’une pension bretonne.
Nous lui avons donné, avec Paul Vannier, le courage et la force de fonder un collectif de survivants. Je reçois aussi des témoignages de parents dont la fille a été violée par un autre élève plus récemment. Ils me racontent les obstacles à faire reconnaître le traumatisme de leur fille auprès de la direction de l’établissement et du rectorat. Les leviers de protection ne fonctionnent pas. Ce constat des maltraitances dans le milieu scolaire dépasse la seule affaire Bétharram, partie émergée de l’iceberg. Ces violences systémiques touchent tous les pans de la société, toutes les époques, tous les milieux sociaux. C’est effarant. Plus nous auditionnons, plus nous menons des contrôles sur pièces et sur place, plus je suis interpellée dans la rue. On m’encourage à continuer, à ne pas lâcher. Nous représentons un espoir.
Je suis contactée par la nouvelle rectrice de l’académie de Lille pour répondre aux questions que nous soulevons avec cette commission. Elle décide rapidement de réunir les chefs d’établissement du privé catholique, ce qui n’avait été fait depuis très longtemps, et de créer un lien renforcé sur la prévention avec le préfet, la mairie et le rectorat, afin de faire le tour des établissements où les enfants peuvent subir de l’embrigadement ou des violences de quelque nature que ce soit. Aucun enfant ne choisit son établissement. Ils n’ont donc pas à subir les choix faits par leurs parents. Où qu’ils soient scolarisés, la République leur doit protection.
Lorsque nous décidons de nous rendre au Village de Riaumont à Liévin le 4 avril, nous menons la pire de toutes les visites sur pièces et sur place. Nous déjeunons avec quelques membres du collectif des victimes de Riaumont et Françoise, la lanceuse d’alerte, ancienne professeure de français du collège où étaient scolarisés les enfants. Ce moment est très fort. Nous ressentons à quel point ces anciens pensionnaires ont été marqués à vie par ces violences. Certains y étaient dans les années 1970, d’autres dans les années 1990. Leurs récits, leurs visages, leurs mots… Nous sommes abasourdis par les tortures qui leur ont été infligées, les sévices physiques et sexuels, l’idéologie militaire et d’extrême droite. Cette rencontre nous donne du courage pour aller affronter les religieux qui vivent encore entre ces murs et y animent des camps scouts avec des enfants. Avec Paul Vannier, nous arrivons par la rue Thiers d’un pas rapide. Un prêtre imposant aux cheveux blancs vient nous rejoindre pour nous indiquer que les journalistes n’ont pas le droit d’entrer dans cette propriété privée. L’ambiance est extrêmement tendue. Nous montons une allée qui nous conduit vers les bâtiments de type médiéval. Le site paraît abandonné et sale.
Un comité de soutien à Riaumont nous accueille avec des pancartes. L’avocat de la communauté religieuse, Octave Nitkowski, veut nous forcer à parler avec les porteurs de pancartes. Nous résistons, car nous ne sommes pas là pour ça. Nous venons inspecter les lieux et saisir des documents sur les activités actuelles de ce « Village ». Je mesure en parcourant les salles de classe figées dans le temps, les dortoirs toujours habités, les réfectoires que cet endroit est malsain. Je peux presque sentir les odeurs âcres et rances décrites dans le livre d’Ixchel Delaporte. Dans un climat de défiance, nous saisissons des documents qu’ils essaient de dissimuler. Nous tenons une conférence de presse sur le trottoir, à quelques pas de la grille d’entrée. Nos mots sont durs. Aussi durs que les violences subies par les victimes de ce bagne pour enfants. Cette visite restera pour Paul Vannier et pour moi, et de loin, la plus difficile.
Depuis la remise de notre rapport et ses 50 recommandations, la situation évolue pour les victimes du Village de Riaumont, comme dans beaucoup d’autres établissements où des victimes ont osé porter plainte et se créer en collectifs. Nous sommes régulièrement sollicités, avec Paul. Nous suivons la prise en compte de ces signalements dans chaque parquet et chaque rectorat. Près d’une centaine sur toute la France, c’est vertigineux. Dans beaucoup de cas anciens où la justice a classé sans suite, les enquêtes ont été clôturées ou parfois bâclées. Mais ça bouge. D’abord grâce à la médiatisation de la commission d’enquête, ensuite parce que depuis que Gérald Darmanin est devenu garde des Sceaux et nous a reçus, Paul et moi, les dossiers sont suivis. Le ministre de la Justice a mobilisé les procureurs, donné ses consignes, il est particulièrement sensible aux violences faites aux enfants. Il est par exemple favorable à la levée du secret de la confession en cas de violences sexuelles, favorable à l’imprescriptibilité des agressions sur mineurs. Je resterai mobilisée et vigilante auprès de lui pour que les victimes soient reçues, accompagnées, entendues.
En ce qui concerne le Village d’enfants de Riaumont, la fin d’année a été très dense. Grâce à notre lettre ouverte envoyée à la préfecture du Pas-de-Calais au sujet de craintes légitimes sur la tenue du marché de Noël du 13 décembre en présence de religieux visés par des plaintes pour violences physiques et sexuelles, la préfecture a effectué un contrôle inopiné sur la sécurité, l’hygiène et la conformité des bâtiments et a aussitôt publié un arrêté interdisant à la communauté tout hébergement. Le même jour, j’ai participé à une marche blanche en mémoire des victimes de Riaumont. Je tenais la banderole avec Pierre, Bruno, Sylvie, Adrien et Alexandre. Ce fut un moment d’une grande dignité. Un moment de bascule où la honte change de camp. Où ces victimes se sentent crues, prises en considération, et ce malgré l’injustice de la prescription.
La commission d’enquête aura été un événement marquant dans ma vie politique. Par l’improbable duo que j’ai formé pendant plusieurs mois avec Paul Vannier l’insoumis, j’ai été la cible de pressions, de menaces, de suspicions sur une potentielle complicité avec LFI en vue des municipales à Lille. Je ne reviendrai pas en détail sur ces épisodes, que je relate dans le livre Silences brisés qui sera publié en février 2026 aux éditions Stock, entièrement consacré à cette commission. J’ai beaucoup porté sur mes épaules. À Lille, cette commission a eu un impact fort sur mon équipe et ma campagne. Les cadres du MoDem ont été très perturbés par les attaques régulières de mon co-rapporteur à l’encontre de François Bayrou, mais à Lille, même si ça a tangué, nous sommes restés unis. Vanessa Duhamel est une femme pleine de conviction qui, parfois gênée par la situation, a su se concentrer sur l’essentiel avec son équipe de militants MoDem. Faire Respirer Lille est notre œuvre commune pour les Lillois.
Une longue explication a tout de même été nécessaire avec leurs adhérents pour rassurer notamment Benoît Hivon, l’un de ses conseillers de quartier, et d’autres, qui se forgeaient un avis sur l’éthique de mon travail au sein de la commission d’enquête par la voie des petites phrases dans la presse et des attaques via X. Par ailleurs, ils ont dû digérer ma décision de ne pas voter la confiance à François Bayrou. Sans forcément partager toutes mes explications, je crois qu’ils en ont accepté la sincérité. Ils savent où se situent mon sens moral et mon engagement pour agir contre les violences faites aux enfants.
Pour revenir à ce vote de confiance, il faut se rappeler que mon abstention a été liée non seulement aux constatations que j’avais pu faire tout au long de la commission d’enquête sur les arguments de François Bayrou, mais aussi, quelques jours avant le vote, à son expression dans une émission télé. Les déclarations du Premier ministre ont été à mes yeux irrespectueuses tant pour les victimes que pour les lanceurs d’alerte, et méprisantes pour mon travail de parlementaire et de co-rapporteure, tout comme pour l’ensemble des parlementaires de la commission culture qui ont voté à la quasi-unanimité notre rapport. Tout cela m’a conduit à ne pas voter la confiance lors du vote solennel du 8 septembre 2025. J’étais la seule de mon groupe. Je ne le regrette pas. Je l’assume. Ma voix n’a pas changé l’histoire, et mon abstention était surtout symbolique. Aucune conséquence directe sur le destin du gouvernement, qui était condamné depuis la fin de l’été. Tout cela est maintenant derrière nous.
Dans le sillage de cette commission, j’apprends l’existence d’une association qui est au cœur du recueil de la parole des enfants violentés. Les Papillons propose des boîtes aux lettres au sein des écoles ou des collèges pour que les enfants puissent y glisser des mots en toute confidentialité. Ces boîtes ont déjà fait leurs preuves, mais cela dépend encore de la motivation d’un directeur ou d’une directrice à mettre ce dispositif en place. Une des responsables régionales du Nord de cette association prend rendez-vous à ma permanence de Mouvaux au printemps 2025. Je découvre la délicatesse de leur fonctionnement, avec des bénévoles formés à traiter ces petits mots lancés comme des SOS. Je comprends la qualité de la coopération avec chaque mairie qui devient partenaire opérationnel de l’opération de relève hebdomadaire de ces boîtes aux lettres. L’obstacle principal au déploiement du projet dans le plus grand nombre d’établissements est lié à l’absence d’agrément de la part de l’Éducation nationale.
L’institution scolaire se trouve dans un paradoxe, celui de bien vouloir donner l’occasion aux enfants de s’exprimer, mais de se braquer sur le fait de laisser sortir ces mots de l’établissement, craignant de ne plus avoir la maîtrise sur ces signalements. J’ai beau comprendre ces craintes, elles sont vite balayées par l’expérience positive du terrain, comme dans la ville de Mouvaux, qui est très proactive sur cet outil et tend à le généraliser dans l’ensemble des écoles. La Braderie des Jeunes s’organise au profit de l’association Les Papillons. Un programme sur le harcèlement est également déployé avec les services de la ville. Un très bel exemple de ce que je ferai lorsque je deviendrai maire de Lille. Je m’engage à suivre ce dossier avec l’Éducation nationale pour lever les freins et qu’enfin cette association gagne son agrément pour le bien-être des enfants. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.
Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs n’ont pas pris la mesure de l’importance de la protection des enfants et des jeunes, et bien souvent, cette politique publique a été dispersée dans différents ministères, ou reléguée au dernier rang des priorités, à travers un secrétariat d’État ou un haut-commissariat. Pourtant, plus que jamais les Français s’inquiètent pour leurs enfants, exposés à la violence, au harcèlement, à la pornographie, au risque d’embrigadement sectaire ou politique, ou poussés par les réseaux sociaux au suicide, à la dépression et à mettre en danger leur santé. Ils nous demandent des actions fortes. En 2025, trois commissions d’enquête ont constitué un socle unique de travail parlementaire transpartisan normalement utile pour l’exécutif : sur l’aide sociale à l’enfance, sur les violences scolaires et sur les effets de TikTok sur la santé mentale des jeunes. Elles ont donné lieu à des centaines d’auditions, des milliers de témoignages et des recommandations précises, concrètes et déjà largement partagées par les acteurs de terrain. Il est donc essentiel que le nouveau gouvernement ne laisse pas ces rapports s’empiler dans les bibliothèques de l’Assemblée mais qu’il s’en empare pleinement : en appliquant leurs propositions, il répondrait à une urgence nationale et montrerait qu’il respecte la parole des victimes comme le travail du Parlement. Dans le gouvernement d’Élisabeth Borne, à partir de mai 2022, un secrétariat d’État chargé de l’Enfance a été créé pour Charlotte Caubel, rattaché directement à la Première ministre. Mais ce n’était pas un ministère à part entière ni un « ministère de l’Enfance » clairement identifié.
Les associations et professionnels de la petite enfance et de la protection de l’enfance ont critiqué ce format comme insuffisant pour une vraie stratégie d’État cohérente. Le gouvernement Barnier a partiellement corrigé l’angle « petite enfance/enfance » en septembre 2024, lorsque Agnès Canayer a été nommée ministre déléguée à la Famille et à la Petite enfance. C’est un pas en avant : la petite enfance a un portefeuille ministériel clairement désigné, avec des chantiers urgents (accueil, inégalités territoriales, crise des professionnels, réforme de la parentalité). Toutefois, ce n’est pas exactement un « ministère de l’Enfance » global (soit tous les volets de la protection de l’enfance, de la justice adaptée à l’enfant, etc.). La question de l’enfance demeure fragmentée entre plusieurs ministères ou délégations. Sarah El Haïry a été nommée haute-commissaire à l’Enfance le 5 mars 2025 dans le gouvernement Bayrou. Elle a clairement adopté comme méthode le triptyque « protéger, prévenir, accompagner ».
Ce qui doit être déployé au niveau national, je vais le mettre en œuvre à l’échelle de ma ville. Car une maire peut beaucoup pour l’enfance. Je veux renforcer la protection des enfants dans le cadre scolaire et périscolaire en assurant un contrôle systématique et régulier de l’honorabilité des enseignants et du personnel éducatif des écoles lilloises. Dans le cadre de la lutte contre le harcèlement scolaire, je souhaite suivre les recommandations du programme pHARE 2.0, un plan global de prévention et de traitement des situations de harcèlement entre élèves. Il porte aussi bien sur les problématiques d’intimidation que de harcèlement avéré, et s’étend au cyberharcèlement. Le sujet des réseaux sociaux ne peut être délégué aux seules décisions de l’État, et ce même si elles sont essentielles.
Le maire de Lille doit se préoccuper des effets néfastes de certaines applications sur la santé mentale des jeunes. Impulser une politique de prévention des risques liés aux réseaux sociaux et créer une culture commune est du ressort de notre ville. Dans une école, sur le temps scolaire ou périscolaire, des campagnes de sensibilisation doivent être menées pour former les enfants aux dangers de certains contenus de TikTok, par exemple.
Et puis je veux que les écoles de Lille soient des lieux sûrs, au sens le plus large du terme. La sécurité autour des établissements sera renforcée, avec de la vidéoprotection aux entrées, des aménagements améliorés pour la dépose et la reprise des enfants, mais je veux aller plus loin : instaurer une culture de la bienveillance et de la protection active. Une ville-mère ne laisse jamais un enfant seul face au danger. Le bien-être sera un objectif fort. Je favoriserai la présence accrue de psychologues, infirmiers et médiateurs dans les écoles, en commençant par les quartiers les plus en tension. La santé mentale et la confiance en soi sont des conditions de réussite scolaire. Il est temps de leur donner la place qu’elles méritent.
Enfin, j’envisage la création d’un passeport citoyen municipal. C’est un peu le carnet de route du petit Lillois qui grandit et qui apprend à vivre avec les autres, à respecter l’histoire, les cultures et les différences. Dès l’école élémentaire et jusqu’au collège, chaque enfant reçoit un livret qui l’accompagne année après année : on y coche les étapes, on y colle les souvenirs, on y note les premières fiertés. On y apprend ce qu’est être citoyen : respecter les autres, comprendre les règles communes, découvrir le fonctionnement de la mairie et le rôle des élus. On s’engage aussi, concrètement, à participer à une action solidaire, à s’investir dans une association, à prendre part à un conseil d’enfants ou de jeunes. On découvre l’histoire et le patrimoine de la ville, ses quartiers, ses grandes figures, on visite les lieux qui font Lille et on en comprend la mémoire en participant aux cérémonies patriotiques. On apprend à protéger et à aider grâce aux gestes de premiers secours, à la sensibilisation à la sécurité, à l’environnement, au vivre-ensemble. À la fin du parcours, ce passeport complété avec les parents constitue une reconnaissance : celle d’un enfant devenu jeune citoyen, conscient de son histoire, utile aux autres et fier de sa ville.
Retour vers chapitre précédent / Faire Respirer Lille / vers chapitre suivant
- Lire la préface de Philippe Amouyel
- Avant-propos
- Les voeux, les endives et la bière
- Le statut de l’élu
- La campagne des européennes et les universités
- L’Unesco et la sécurité
- La piétonnisation, le sport et le port
- L’intégrité et la dignité
- L’aventure du Culturel
- La dissolution et la nomination
- L’éducation et les cantines
- Les discriminations et les valeurs
- Le délit de fuite et les violences routières
- L’ENSAM, la démission et la justice
- La commission d’enquête et la protection de l’enfance
- Le collectif et la démocratie au coeur
- L’architecture et la ville de demain
- Les loyers et le plan d’urgence commercial
- Les candidats à Hellemmes et Lomme
- Le protoxyde d’azote et le mépris municipal
- Le budget, la transparence et l’éthique
- Épilogue
- Remerciements
