Le collectif et la démocratie au cœur

Je prends les clés de mon futur local de campagne à la mi-mars 2025. J’avais commencé mes recherches très tôt, forte de mon expérience en 2020. Nous étions situés rue Gambetta et, en pleine période des gilets jaunes, avions été la cible de plusieurs attaques de nos opposants radicaux d’extrême gauche : vitrine cassée, entassements de déchets, menaces à l’encontre de mes collaborateurs. Pour 2026, je voulais un lieu sobre, dans le centre-ville, et sécurisé. C’est Matthieu Sergent, patron d’une des grandes agences immobilières de Lille, qui nous a trouvé le lieu idéal : en face de la préfecture du Nord ! Voilà un soutien de campagne tactique, qui nous permet d’être idéalement situés. D’ailleurs, Matthieu Sergent est un acteur économique très engagé à Lille, et il m’aide activement non seulement à nourrir notre programme sur le sujet de la vitalité commerciale, de la mobilité et du logement, mais il est aussi très courageux et efficace pour mobiliser ses réseaux pour les dons de campagne.

Dans notre local, que j’ai appelé Breathe Café, on est loin de l’allure lugubre et hostile de ces locaux qui ne donnent guère envie de pousser la porte ou de s’engager en politique. Ce sera tout l’inverse. On aura un style chaleureux, décoré avec des meubles d’occasion bigarrés. Nous rénovons cet espace défraîchi pendant plusieurs semaines, dans la bonne humeur des aventures bénévoles. Le résultat est formidable : un café citoyen, espace de coworking ouvert à tous, doté de grandes baies vitrées qui font entrer la lumière, où chacun circule librement, pour converser, débattre, se ressourcer. Ce lieu de convivialité non partisan est à l’image de ma campagne.

Fini les murs remplis d’affiches du candidat providentiel, fini l’entre-soi de convaincus, fini les débats hors sol. Nous affichons de beaux portraits de femmes inspirantes et résistantes comme Simone Veil, Geneviève de Gaulle ou Louise de Bettignies. Nous avons une bibliothèque, des jeux de société et de jolis canapés de seconde main, bien confortables. Ce café, situé dans la rue Jean-Sans-Peur (cela ne s’invente pas), sera le symbole d’une politique de proximité et d’écoute auprès de tous les habitants de Lille, Hellemmes et Lomme. Le 16 mai, nous fêtons l’ouverture, nous fêtons une autre manière de faire de la politique, nous fêtons ce local pas comme les autres qui a vocation à devenir un espace de débats, de bouillonnement d’idées, de rencontres et d’une aventure que nous préparons depuis plusieurs mois déjà, et dont l’échéance approche.

À un an exactement des municipales, je suis pleinement investie dans mon rôle de candidate à la mairie de Lille. Notre local est une ruche où chacun s’active. Nous sommes organisés en onze groupes de travail, animés par des responsables sur chaque thématique. Chaque groupe compte une trentaine de participants. Tous les sujets importants sont étudiés, décortiqués sous tous les angles, pour aboutir à un programme cohérent, précis et au plus près des attentes des Lillois. Nous bâtissons des propositions, nous construisons comme des abeilles.

Organisés, en ordre de marche pour donner le meilleur. Mais tout n’est pas figé et nous voyons de nouveaux citoyens pousser la porte, curieux, timides parfois, mais désireux d’apporter leur pierre à l’édifice. Toutes les bonnes volontés sont accueillies comme il se doit. Certains sont engagés à mes côtés depuis 2018, ceux-là sont des habitués, ils connaissent ma méthode de travail et l’importance que j’accorde à la libération d’une créativité collective et à la liberté d’action. Mais d’autres viennent d’arriver et nous faisons tout pour qu’ils se sentent les bienvenus.

Notre culture commune est essentielle pour faire advenir un programme sincère. L’expérience se transmet et j’aime à penser que nous expérimentons dans le Breathe Café une manière de faire de la politique aussi novatrice que ce que nous souhaitons pour le conseil municipal de Lille. Libérer les énergies y compris de ceux, novices, qui, face à la marche du monde, face aux déceptions causées par une maire socialiste enkystée et des méthodes autoritaires, veulent se retrousser les manches. Jeunes, étudiants, commerçants, professeurs, chacun apporte son regard et enrichit le programme de son expertise. Je pense à Didier Pourbaix, cadre en banque, arrivé il y a un an dans l’équipe, qui s’est spécialisé dans l’emploi et le commerce et forme un binôme de travail efficace avec Sophie Nikula, engagée depuis le début à mes côtés. À Alexandre Noël, directeur d’école, spécialiste des questions de jeunesse et d’éducation. À Fabienne Liagre, qui conseille les entreprises sur l’intégration des personnes en situation de handicap et nous propose une vision 100 % inclusive de nos projets.

J’ai également à mes côtés des experts, notamment sur la sécurité : François Debrouwère, ancien directeur de la police municipale de Lille, et Christian Belpaire, ancien directeur de la sécurité de Roubaix, qui animent un groupe de passionnés. Certains sont d’anciens élus, comme Romuald Ménégatti, qui a été maire de Wavrin et habite aujourd’hui à Saint-Maurice-Pellevoisin. Il nous apporte désormais son expérience sur la solidarité, avec la liberté de ceux qui veulent agir pour l’intérêt général sans dépendre d’un parti politique. Pour le numérique, c’est un jeune consultant diplômé de l’EDHEC, Killian Hourdel, qui porte la vision, tandis que pour les relations internationales, je peux compter sur Ahmed El Gouani, qui anime son groupe en duo avec Michel Coursil, conseiller de quartier Faire Respirer Lille depuis 2020. Et puis il y a la culture, pilotée par Sylvie Merviel, avec laquelle j’ai l’habitude de travailler. Pour l’urbanisme, Samuel Loiseau, architecte indépendant, est impliqué à mes côtés depuis l’un de nos « Lundis ouverts » de la campagne de 2020. Avec les près de 400 personnes qui m’entourent, nous faisons du porte-à-porte, nous distribuons des tracts, nous organisons des soirées débat sur des thèmes précis, ce qui nous pousse collectivement à nous former, à nous informer pour être capable à notre tour d’expliquer nos orientations et nos choix à la population lilloise.

Certaines de ces chevilles ouvrières qui m’accompagnent avec conviction sur ce chemin escarpé sont devenues pour moi indispensables. Romain Duriez occupe une place toute particulière. Sportif de haut niveau, judoka, ancien socialiste, profondément engagé dans la vie associative et citoyenne, il m’a d’abord écrit il y a plus d’un an pour proposer son aide. Peu à peu, par son sens du devoir, son énergie calme et son intelligence des situations, il est devenu le coordinateur de nos onze groupes de travail. Je pense également à Laurent Petrynka, qui a rejoint notre collectif au début de l’année 2025. Ancien sportif lui aussi, acteur de la création du service national universel, inspecteur de l’Éducation nationale, il a travaillé au cabinet de Jean-Michel Blanquer. Son engagement sur les questions éducatives, la prévention, la santé et le sport en fait une ressource précieuse pour notre démarche.

Nous avons par ailleurs dix référents de quartiers pour quadriller la ville en porte-à-porte pendant cette campagne. À leurs côtés, Laurent, Isabelle, Sophiane, Romuald, Samaël, Benoît, Emma, Johnson, Ingrid, Jean-Michel, Mélodie, Louison sont sur le terrain chaque jour et animent la dynamique.

Nathalie Mané est l’une des voix essentielles de notre collectif. Ancienne adjointe à la vie associative et à la jeunesse à Roubaix, Lilloise profondément engagée, elle met aujourd’hui son expérience et sa créativité au service de notre stratégie de communication : récit, visuels, tracts, affiches, site Internet, tout ce qui façonne notre identité collective porte son empreinte pour 2026. Jean-Claude Louart m’accompagne depuis 2019 avec une loyauté et une constance qui forcent le respect. Ancien DRH, ancien conseiller de quartier de Lille-Centre pour le groupe LR, doté d’une solide expérience en communication, il a su mettre ses compétences au service de notre collectif après avoir longtemps évolué au sein de l’équipe de droite de la municipalité aux précédents mandats, avec Thierry Pauchet, Jean-René Lecerf, Isabelle Mahieu et François Kinget ; un engagement pleinement assumé, au bénéfice du rassemblement que nous construisons. Jean-Claude a pris en charge la rédaction du programme en structurant le travail issu des constats, diagnostics et propositions de nos groupes thématiques. Avec Nathalie, Jean-Claude s’est proposé pour piloter l’appel aux Lillois pour composer notre liste. Aux côtés de mes deux co-directeurs de campagne, Mélodie Bernal et Olivier mon mari, ils sont des piliers de notre organisation. Ils sont accompagnés pour cette mission si essentielle de la liste par Alexis Massart, un politologue lillois reconnu, impliqué depuis 2019 dans mon parcours politique, notamment sur le sujet de l’analyse et de la stratégie électorale. Je sais que je peux toujours compter sur sa disponibilité, sa finesse d’analyse et sa plume acérée.

Mélodie Bernal est ma co-directrice de campagne, mais notre lien remonte à la campagne municipale de 2019. Je l’ai connue alors qu’elle n’était qu’une très jeune militante, conseillère de quartier à Vauban et élue de la vie étudiante à l’université catholique de Lille. Son énergie, sa constance sur le terrain l’ont rapidement distinguée : après 2020, elle est devenue ma collaboratrice, puis l’une des chevilles ouvrières du groupe Faire Respirer Lille. Elle a contribué à structurer notre action municipale, à organiser le groupe Renaissance localement, à animer les conseils de quartier, et elle a dirigé avec succès ma campagne législative de 2022. Aujourd’hui, en tandem avec Olivier, ils assurent la direction de ma campagne municipale : organisation interne, coordination des bénévoles, structuration stratégique, suivi de l’implantation territoriale et pilotage de la mobilisation. Mélodie est d’une rigueur redoutable, travailleuse infatigable, parfois sévère mais toujours juste, et surtout animée par le souci de me protéger de la surcharge qui pèse sur moi. Elle est également, j’en suis convaincue, une future élue de conviction. Nous avons par ailleurs la chance d’avoir dans l’équipe Bertrand Lesain, fonctionnaire territorial, que je connais depuis longtemps, puisque anciennement collaborateur de mon groupe à la métropole européenne de Lille. Bertrand est un excellent technicien, spécialiste de la stratégie électorale, fin juriste, mais aussi et avant tout un partenaire stratégique affûté, avec lequel j’ai toujours plaisir à me confronter. Je sais que nous pouvons tous compter sur lui.

Quant à Tom Cohen et Louison Bastien, ils incarnent la nouvelle génération engagée, laquelle porte notre campagne avec une énergie remarquable. Tous deux issus des Jeunes avec Macron (aujourd’hui Jeunes en marche) et étudiants en sciences politiques, ils m’accompagnent depuis les municipales de 2019. Depuis, ils n’ont manqué aucune bataille : présidentielles, régionales, départementales, européennes, législatives. Toujours présents, du collage d’affiches aux actions stratégiques. Leur rôle s’est naturellement renforcé cette année. Tom coordonne désormais la mobilisation dans tous les quartiers, aux côtés de Mélodie, tandis que Louison pilote le groupe de travail consacré à la démocratie participative et à la proximité, un volet essentiel de notre projet. Ils forment une bonne équipe avec Marius Grolleron qui, lui, a pris la suite de Mélodie pour accompagner les élus du groupe Faire Respirer Lille à la mairie. Quand il n’est pas en cours à l’université, il passe ses soirées et week-ends bénévolement en remplissant la mission de chef de cabinet dans ma campagne : agenda, priorisation des rencontres, tractages et porte-à-porte, organisation des événements avec un autre jeune, Paul Makoba. Quelle chance j’ai d’avoir tous ces jeunes à mes côtés !

Sans oublier bien sûr Olivier, mon mari, que je cite sur un peu tous les sujets quand j’écris sur mon parcours et mes engagements politiques. Pourquoi ? Parce qu’il est de tous les combats. En 2019-2020, pendant la première campagne municipale, sur mes deux candidatures législatives en 2022 et 2024, et encore plus cette fois, pour 2026. La politique est un engagement plein et entier, jour et nuit, au sacrifice de la vie personnelle et familiale. C’est une réalité… et une chance, quand votre conjoint accepte de s’impliquer à fond au lieu d’être un frein.

Au lendemain des premiers travaux d’installation du Breathe Café, le 16 mars, le parti Horizons d’Édouard Philippe tient un congrès à Lille. Un grand rassemblement de 4 000 adhérents et cadres de la moitié nord de la France. Édouard Philippe aime l’esprit collectif et la solidarité du Nord, enracinée dans la démocratie sociale-ouvrière et dans le gaullisme social, les gaufres, le café chaud, la grande braderie. Gérald Darmanin est présent et remercié chaleureusement par Édouard Philippe. Il termine par cette phrase qui me donne des ailes : « Haut les cœurs, Violette, pour l’élection municipale de l’année prochaine où nous t’aiderons à remporter une victoire aussi attendue qu’espérée. » Je suis invitée à dire un mot sur ma campagne lilloise. Je suis honorée, fière d’être à leurs côtés puisque c’est avec la diversité de sensibilités politiques que j’ai bâti mon équipe.

Entourés d’élus et de citoyens de Renaissance, MoDem, Horizons et issus de la société civile, nous avons construit depuis six ans une équipe soudée, compétente, qui est prête avec vous pour gagner Lille en mars 2026. Le plus important pour notre avenir de militants politiques, et pour notre avenir de citoyens, ce sont les prochaines échéances électorales. La situation économique, politique, géopolitique nous impose de préparer ce nouveau cycle. Le formidable élan de 2017 a été empêché, pandémie, guerre, dissolution, on ne va pas faire l’inventaire mais plutôt nous tourner vers le futur. Et notre futur collectif c’est aussi 2027. Quel bel espoir que dans les derniers sondages, Édouard Philippe, Gabriel Attal et Gérald Darmanin, personnalités de notre bloc central, soient dans les meilleures places des personnalités qui ont la confiance des Français pour 2027.

L’heure est grave pour nos territoires, l’heure est grave pour notre pays. Pour que le bloc central puisse gagner aux présidentielles de 2027, face aux extrémismes, au sectarisme et au populisme, nous n’avons pas d’autre choix que celui de l’unité. Le candidat qui s’imposera, parmi notre grande famille politique réunie, pourra compter sur le futur maire de Lille et sur tous les maires de France, nombreux lors de ce rassemblement, au premier rang desquels Laurent Degallaix, maire de Valenciennes.

Nous devons nous serrer les coudes. Une famille qui porte une vision commune claire : la République française, la défense de sa culture, de son histoire, de ses valeurs, et l’Europe, souveraine et forte. Lors de ce temps qui m’est alloué, je remercie Laurent Marcangeli, ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification, qui m’a emmenée à la cité Marianne de Lille à la rencontre des agents pour porter notre proposition de loi sur la protection des fonctionnaires contre les violences. J’évoque le rôle de Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’Autonomie et du Handicap, qui a inauguré la Maison d’accueil spécialisée de Marcq-en-Barœul sur ma circonscription et qui a fait notre fierté collective pour enfin concrétiser les fauteuils roulants remboursés à 100 %. Je remercie au passage tous mes collègues parlementaires, en particulier les nordistes Franck, Jean, Félicie, ainsi que le président de groupe parlementaire Horizons Paul Christophe, ancien ministre. Alors que nous sommes tous unis derrière Gérald Darmanin, ministre de la Justice, hier de l’Intérieur, je rappelle notre reconnaissance pour son indéfectible soutien qui a permis de renforcer nos effectifs de police et de gendarmerie dans une région des Hauts-de-France transfrontalière, cible du trafic de drogue et de l’immigration illégale. Je me rappelle que ce dernier a été à mes côtés pour me soutenir lors des municipales de 2020 et qu’il le sera à nouveau plus fortement pour la prochaine échéance de mars 2026.

Nous formons un bon binôme nordiste et je sais que son rôle sera primordial dans l’écriture de la nouvelle histoire de notre métropole lilloise comme de notre pays. Enfin, comment ne pas remercier pour sa confiance et son soutien Édouard Philippe qui m’a accueillie à Matignon dès ma première campagne ? Je suis très attentive à ses paroles, à ses actes, ses conseils et sa bienveillance.

Ces moments sont importants sur la longue route d’une campagne que nous avons démarrée depuis de nombreux mois. Ils galvanisent, mobilisent et redonnent ce souffle nécessaire pour continuer à y croire. À la mairie de Lille, la méthode est toujours désespérante, en revanche. Le 21 mars, nous sommes obligés d’assister à un triste spectacle de passation de pouvoir entre Martine Aubry et Arnaud Deslandes, en réalité un moment d’usurpation du choix démocratique. Tout cela est un grand cinéma bourré d’autosatisfaction. Nous prônons une autre manière de faire de la politique.

Toujours très impliquée dans la commission d’enquête, et après une visite de trois jours à Bétharram, je me rends le dimanche 6 avril à la Cité du cinéma, à Saint-Denis, au grand meeting de Renaissance et du nouveau secrétaire général Gabriel Attal, en présence de François Bayrou, Édouard Philippe ou encore Hervé Marseille, président de l’UDI. Membre du bureau exécutif de Renaissance, j’y anime un atelier avec une vingtaine d’élus locaux pour bâtir un socle commun en vue des municipales. Beaucoup de candidats de petites communes adhèrent à Renaissance mais requièrent une formation et une série d’idées programmatiques. Grâce à mon expérience lilloise, je partage les étapes d’une campagne, ses enjeux et ses objectifs.

Dans un souci transpartisan, je m’attache à construire à Lille ma propre liste et je me heurte à une habitude bien ancrée qui est celle des négociations et des tractations de places. Pourquoi ? Parce que je veux pouvoir choisir et laisser la place à ceux qui le méritent, qui incarnent, qui ont du sens pour les électeurs, non en fonction des étiquettes. Là encore, j’ai conscience de rompre avec les habitudes, mais je ne me laisserai pas imposer cela. Dès ma première campagne électorale, j’ai voulu intégrer sans a priori toutes les bonnes volontés pour candidater sur ma liste. J’ai fait un appel aux Lillois, y compris ceux qui n’avaient pas d’expérience politique, des citoyens issus de la société civile, pour compléter jusqu’à 25 % des postes. Ceux qui sont dans ma liste actuellement sont arrivés de cette manière. Ils sont aujourd’hui aguerris. Il faut bien laisser sa chance à chacun.

Cela est à l’opposé de la démarche partisane et électoraliste de Martine Aubry et d’Arnaud Deslandes, qui passent leur temps à négocier des appuis en échange de postes, des subventions en échange d’une voix. Ce candidat socialiste possède tous les leviers financiers, il possède les outils de communication de la mairie pour promotionner son bilan et faire indirectement sa campagne. Il est nettement avantagé. Je prends le contre-pied à chaque étape de ces méthodes anciennes et dont les citoyens ne veulent plus. Jamais je ne pourrai acheter l’engagement de quiconque. Jamais.

Je lance donc un appel à l’engagement citoyen pour la constitution de la liste Faire Respirer Lille, qui comptera 61 candidats pour Lille. La démarche est également ouverte pour les listes de Hellemmes autour de Simon Lebrun et de Lomme autour de Christine Vandenbulcke. L’appel à candidatures est désormais ouvert via un questionnaire en ligne, accessible à tous. Un appel à l’engagement citoyen pour renouveler la vie municipale car depuis plusieurs années, Faire Respirer Lille rassemble des habitants issus de parcours très variés, au-delà des étiquettes politiques, autour d’une conviction commune : Lille doit retrouver une gouvernance ouverte, moderne, efficace et proche du terrain. Pour constituer une équipe représentative de la diversité et de l’énergie lilloise, j’invite toute personne motivée à proposer sa candidature. Cet appel vise autant des citoyennes et citoyens sans expérience politique préalable que des acteurs de terrain engagés dans la vie associative, économique, culturelle ou éducative.

Les candidatures seront examinées par un comité de présélection composé d’Alexis Massart, Jean-Claude Louart et Nathalie Mané. Ce comité recevra certains candidats en entretien pour évaluer leurs motivations, leurs compétences, leur connaissance des enjeux lillois et leur capacité à exercer demain des responsabilités publiques. Comme lors de la campagne précédente, la confidentialité est strictement garantie : aucune candidature ne sera rendue publique sans l’accord explicite des personnes concernées. La liste complète sera dévoilée en février 2026. Si notre liste Faire Respirer Lille sera identifiée visuellement comme étant du bloc central, c’est parce qu’à Lille, les enjeux municipaux ont été progressivement écrasés par des stratégies nationales tournées vers 2027, très éloignées des préoccupations concrètes des habitants. Avec Faire Respirer Lille, nous avons fait le choix inverse : remettre le local au centre, parler de sécurité, de cadre de vie, de commerces, de solidarité – bref, de ce qui touche directement la vie quotidienne des Lilloises et des Lillois.

Nous sommes un collectif rassemblant des femmes et des hommes issus de Renaissance, du MoDem, d’Horizons, du Parti radical, d’anciens du PS, de LR, ou même des communistes, mais aussi de parcours citoyens indépendants. Nous l’assumons pleinement. Nous constatons que le paysage politique national est aujourd’hui traversé de tensions, de divisions publiques et de positionnements personnels qui n’ont rien à voir avec la gestion d’une ville. Parfois, même, ces tensions nationales impactent négativement notre esprit d’équipe à Lille. Face à cela, nous revendiquons notre unité et une autonomie municipale claire. Ce choix n’est ni opportuniste ni récent. En 2020 déjà, je n’affichais pas le portrait d’Emmanuel Macron dans mon local de campagne, ce qui m’avait déjà valu à l’époque un buzz médiatique et d’être qualifiée de « non macroniste ». Aujourd’hui comme hier, nous sommes d’abord Faire Respirer Lille. Le bloc central que nous revendiquons n’est ni un label déposé, ni une investiture officielle, ni une manœuvre électorale. C’est une notion politique largement utilisée par les médias, les politologues et les citoyens pour désigner un espace pro-européen, réformiste, attaché à la responsabilité budgétaire autant qu’à la justice sociale. Le bloc central Faire Respirer Lille que nous défendons est celui du rassemblement, du local, de l’efficacité et du respect. C’est ce chemin collectif que nous avons choisi ensemble. Pour Lille, Hellemmes et Lomme.

Cet appel à candidatures s’inscrit donc dans une dynamique collective renforcée : construire une liste utile, compétente, diverse et prête à gouverner Lille différemment.

Différemment et concrètement, cela signifie dans mon programme de candidate à la mairie de Lille la mise en place de conventions citoyennes locales pour permettre l’expression des citoyens sur les grands sujets structurants au lieu d’un sondage. Et pour éviter les biais politiques, les membres de cette convention seraient tirés au sort et 70 % d’entre eux représenteraient les habitants du quartier concerné. Il faudra réformer les conseils de quartier en renforçant leur autonomie budgétaire et décisionnelle. À l’inverse de ce qui se pratique en conseil municipal, je propose d’instaurer un questionnement citoyen qui permettra, par la voix des conseils de quartiers, d’interpeller directement des élus au début de chaque conseil municipal sous la forme de dix questions-réponses, deux minutes chacune.

Enfin, je préconise le droit à la pétition locale, avec un minimum de 50 signataires pour la pétition de quartier et 2 000 pour une pétition municipale.


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24 février 2026