Il est des conflits difficiles à ignorer. Et je n’ai pas pour habitude de reculer devant la complexité. Encore moins quand cela touche ma ville. L’affaire de l’École nationale supérieure des arts et métiers de Lille est arrivée jusqu’à moi par l’intermédiaire d’Ingrid Brulant, ma collègue de Faire Respirer Lille, également habitante de Wazemmes. En tant qu’élue de l’opposition, il est de mon devoir de répondre à chaque sollicitation. Celle-ci émane d’un voisin d’Ingrid, Philippe Owczarek, ancien Gadzarts (surnom donné aux élèves et ingénieurs issus de cette école), en lien avec l’association des anciens élèves de l’ENSAM, au sujet de faits graves signalés par plusieurs étudiants de l’établissement. Sensible à leurs inquiétudes, j’ai accepté de les rencontrer dans un café le 8 février 2025 pour entendre leurs témoignages. Arthur Tabourot, président de l’Association des Élèves Gadzarts de Lille, me fait part, au nom de ses camarades, d’un climat de tension et de souffrance généralisé. Il évoque un environnement marqué par des actes répétés de harcèlement moral, de pressions psychologiques, et une dégradation manifeste des conditions d’apprentissage comme de la vie étudiante. Jusqu’ici, je n’avais pas été amenée à me positionner. Voilà qui est fait.
J’écoute ces étudiants venus me rencontrer et me raconter leur dépôt de plainte pour violence et harcèlement contre leur directrice qui gère depuis juillet 2024 cette prestigieuse école de 600 élèves dotée d’un immense campus. Les étudiants lui reprochent une gestion autoritaire et appellent à sa démission. Des membres du personnel demandent une enquête administrative de l’inspection générale de l’éducation. Arthur Tabourot demande que les élus et l’enseignement supérieur les protègent. Tout cela est très concomitant avec la commission d’enquête sur les violences à l’école sur le point d’accaparer l’essentiel de mon temps. Il n’y a décidément pas de hasards. Arthur me remet la liste des 140 plaintes déposées contre la directrice. Je décide alors, après ce premier rendez-vous, de prendre contact avec le conseiller d’Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale. Ce dernier m’informe qu’une mission de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR), décidée par le rectorat des Hauts-de-France et de l’Île-de-France, en concertation avec le directeur général de l’ENSAM, est en cours.
Je fais également un signalement auprès du ministre de l’Enseignement supérieur. Les parents aussi m’alertent sur l’attitude de cette directrice. Je reste prudente car le conflit est enkysté. La directrice, de son côté, dénonce des violences de la part des étudiants. Je suis personnellement alertée par son conjoint sur la grande détresse de son épouse. Il me fait part de son inquiétude pour elle, tant sur le plan professionnel que personnel. Ce témoignage rappelle, s’il en était besoin, que la gravité du contexte affecte l’ensemble de la communauté éducative. Une enquête judiciaire finit par être diligentée. Je relance en avril 2025 car je n’ai plus de réponses de la part des instances du ministère. Les étudiants continuent à m’écrire. Le niveau de tension est extrême. Je ne comprends pas pourquoi des mesures conservatoires ne sont pas prises dans l’attente de décisions définitives. Le système, tel qu’il est fait, ne déclenche pas assez vite des procédures souples qui mettent en sécurité les élèves comme l’ensemble des équipes du corps enseignant. En septembre 2025, la directrice est reçue par la rectrice de Lille et assure qu’elle n’a pas besoin d’aide. Pour ma part, j’essaie de transmettre le plus d’éléments possibles comme un devoir d’alerte, malgré la complexité du dossier.
Je suis à nouveau contactée par Arthur Tabourot. Il m’explique que l’enquête menée par l’IGÉSR est à charge contre les étudiants. J’écris à nouveau à Élisabeth Borne en mai. En tant que future maire de Lille, je serai très vigilante à la bientraitance des jeunes où qu’ils soient. Je m’y intéresserai, ce que la mairie actuelle ne fait absolument pas. Il est question de participer à l’apaisement d’un conflit qui dessert les apprentissages et l’image même de cette école. Car la question épineuse des traditionnels bizutages très ancrés dans cette filière n’est pas à éluder.
Dans un article de presse, j’apprends que les Gadzarts ne respectent pas les règles de sécurité fixées par cette directrice concernant les regroupements, défilés et autres cérémonies. Bravant l’interdiction, les élèves auraient vu débarquer la directrice avec ses deux chiens de garde qui, exaspérés par le non-respect du couvre-feu, auraient saisi une élève à la gorge. En février 2015, une mission d’inspection avait conclu que, sur le campus de Lille, la participation au processus d’intégration « se fait, malgré les dénis argumentés des élèves, au détriment de l’investissement dans les études ». Les inspecteurs pointaient une forme « d’ostracisation » des étudiants qui refusent de prendre part à la période de transmission des valeurs. Ils précisaient néanmoins que leur mission n’avait « pas constaté le recours à des pratiques de bizutage selon la définition pénale du terme », écrit Matthieu Slisse dans son article du 8 avril 2025.
Le 22 mai, j’écris pour la troisième fois au ministre de l’Enseignement supérieur. Il ne se passe toujours rien. Je ne comprends toujours pas en quoi une inspection empêcherait toute mesure conservatoire. Encore une fois, l’omerta et le silence imposé à ceux qui tirent la sonnette d’alarme sont d’une violence qui se surajoute au reste. Ne pas réagir, ne pas écouter, ne pas répondre donne l’impression que personne n’ose affronter le problème. Je suis députée et je fais le maximum pour informer le plus d’administrations concernées. Quelle lenteur… C’est parfois désespérant. La rentrée scolaire 2025 se déroule sous tension. L’ambiance délétère se poursuit. Une manifestation est organisée le 22 septembre devant l’école avec pour but de renouer le dialogue. Peine perdue. Être à la fois dans un rôle d’écoute et d’alerte pour une députée est nécessaire, mais je reste attentive à ne pas me substituer aux autorités judiciaires et académiques.
Au milieu de cette triste affaire se glisse un événement de taille pour notre ville de Lille : la démission de Martine Aubry. Le jeudi 6 mars 2025, alors que je suis engagée dans la commission d’enquête sur les violences à l’école, l’ex-ministre, maire socialiste depuis 2001 et élue lilloise depuis 1995, fait son annonce. Par hasard, j’organise un point presse le même jour sur l’affaire Boudersa. Son point presse est 10 heures, le mien à 15 heures. Côté pile, on loue une grande femme politique qui a instauré les 35 heures. Côté face, des affaires judiciaires qui lui collent à la peau, trop peu médiatisées. Pour que vive la démocratie à Lille, je m’emploie à les dénoncer une par une.
Le point presse que je mène avec mon avocat Me Olivier Baratelli est intitulé « Justice à Lille : omerta, lenteur et impunité ». Nous sommes dans un moment où beaucoup de Français s’indignent contre la justice, critiquent son inefficacité, sa lenteur, l’incohérence de ses décisions et parfois son manque d’impartialité. Il y a beaucoup de colère. Il faut que nous, parlementaires, agissions pour une justice avec plus de moyens et d’efficacité. À commencer par Lille. Ne dit-on pas charité bien ordonnée commence par soi-même ?
Régulièrement, je suis interpellée, à ma permanence, dans des rencontres, par mail, par des documents et des lettres mis dans ma boîte aux lettres. Je suis aux côtés des citoyens, des commerçants, des chefs d’entreprise, des associations, de toutes celles et ceux qui subissent des agressions, des violences, des injustices, et qui n’estiment pas obtenir l’écoute, l’accompagnement et la réparation que l’on doit aux victimes. On est dans une ville où injustement, on empêche certains d’ouvrir leurs commerces, où on cherche à en faire fermer d’autres, où on refuse des permis de construire, où on impose des projets sans transparence ni équité. Des citoyens victimes d’accidents de la circulation n’obtiennent pas réparation. À Lille comme ailleurs en France, nous traversons une crise de justice et de démocratie, que j’ai d’ailleurs largement décrite dans mon premier livre L’Autre Mur.
Malheureusement, ces dérives persistent encore. Mais je ne serai ni passive, ni défaitiste. Je ne manquerai pas de courage face à cette situation. Il faut mettre fin à l’omerta lilloise. Accompagnée de Me Baratelli, je fais le point, en toute transparence, sur les dossiers judiciaires lillois qui sont en réalité à mes yeux de véritables scandales. Il y a dans cette ville un pouvoir établi qui détient bien plus d’influence qu’on ne l’imagine. Faire valoir ses droits, ce n’est pas être procédurier. Je continuerai à le faire sans relâche et à aider ceux qui se découragent.
Nous revenons tout d’abord sur le détournement des moyens municipaux dans l’affaire des chauffeurs. Je récapitule mes actions : j’ai déposé un signalement article 40 le 21 décembre 2020 pour des faits de prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics à l’encontre de Martine Aubry, pour l’usage des chauffeurs municipaux à des fins personnelles, puisqu’il s’agissait d’un déplacement à Mons, en Belgique, de plusieurs invités pour le vernissage de son mari artiste.
Contrairement à d’autres villes où des signalements similaires ont abouti à des poursuites judiciaires, ici, une enquête préliminaire a été ouverte puis rapidement close. Après de multiples relances auprès du procureur, j’ai découvert qu’elle avait été classée sans suite. Pourtant, l’un des chauffeurs a été brutalement démis de ses fonctions après mon intervention en conseil municipal à ce sujet. Ce chauffeur a été victime d’un règlement de comptes et en paye encore aujourd’hui les conséquences. Mon avocat a demandé la communication du dossier, afin que je puisse me porter partie civile, mais étonnamment cette demande réitérée nous est refusée. Nous disposons cependant d’éléments suffisants qui démontrent un détournement des moyens municipaux – et donc de fonds publics – à des fins personnelles.
Dans le cas des violences faites aux élus sur fond de crise de confiance généralisée, Me Baratelli évoque ensuite les suites judiciaires de la plainte déposée en mars 2023 concernant le mur érigé devant mon domicile à Fives. Ce mur a été construit par une trentaine de syndicalistes et militants antifas lillois, en pleine réforme des retraites, dans le but de me menacer et de m’intimider. Le traitement de cette affaire par le parquet de Lille est problématique et pose de nombreuses questions. Près de trois ans plus tard, aucune nouvelle de la justice. Ce qui m’importe, c’est de rappeler la violence croissante à l’encontre des élus. Les Français n’ont plus confiance. Donc, mon combat est aussi celui de nombreux élus qui, face à ces pressions et ce silence des institutions, ne veulent plus s’engager en politique. Si la justice ne répond pas, alors les élus, comme moi, finissent par perdre confiance.
Incroyable concordance des temps, donc : ce 6 mars, mon point presse, qui suit l’annonce de la démission de Martine Aubry, est principalement consacré à… l’affaire Boudersa. Symbole de cette chape de plomb qui recouvre notre ville asphyxiée, le dossier Boudersa, qui date de 2020, illustre trop bien les lenteurs et les dysfonctionnements d’une justice qui peine à se saisir des affaires lorsqu’elles impliquent des figures influentes du paysage lillois. Le 29 septembre 2023, Licia Boudersa dépose une plainte en diffamation à mon encontre à la suite de mes déclarations sur son embauche à la mairie de Lille.
Cette plainte, largement médiatisée à l’époque (notamment dans La Voix du Nord, sur BFM et le site Mediacités), a été classée sans suite par le parquet de Lille en décembre 2024. Il est primordial que cette information soit relayée avec la même ampleur que l’accusation initiale. Je le dis tranquillement car je n’ai aucune animosité personnelle à l’égard de Licia Boudersa. Son parcours sportif est remarquable et force le respect. Malheureusement, elle s’est retrouvée impliquée dans une affaire qui la dépasse. Toutefois, je maintiens ma conviction que son rôle dans la campagne municipale de 2020 a pu influencer le scrutin, compte tenu de l’exemple qu’elle représente pour de nombreux jeunes électeurs lillois.
Je vous explique comment cette affaire a commencé. Via notre recours électoral pour les municipales de 2020, nous avons soulevé, avec mon équipe juridique, de nombreux motifs de l’invalidation de l’élection. Parmi eux figurait l’embauche indue par Martine Aubry, maire de Lille, alors en campagne électorale, en mars 2020, de Licia Boudersa, boxeuse influente de Lille, plusieurs fois championne du monde de sa discipline et très populaire dans les quartiers lillois. Dans le mémoire du rapporteur public, puis dans le jugement du tribunal administratif, notre démonstration, preuves à l’appui, a été balayée par les magistrats en quelques lignes. En appel devant le Conseil d’État, l’infraction a été reconnue dans le jugement, mais là aussi balayée, considérant qu’elle ne relevait pas d’un sujet électoral. À nos yeux, il n’y avait pas besoin d’avoir fait plusieurs années de droit pour comprendre que l’embauche de Licia Boudersa était illégale et avait servi à manipuler le scrutin.
Par courrier du 20 décembre 2021, commun avec deux de mes collègues élus lillois, j’ai signalé à la procureure de Lille, au titre de l’article 40, l’embauche frauduleuse, en mars 2020, de Mme Licia Boudersa par M me Martine Aubry. Je rappelais dans mon signalement que ces infractions, commises en période électorale, avaient été soulevées dans un premier temps dans mon recours électoral sur les élections municipales de 2020. Ma motivation et celle de mes colistiers a toujours été de combattre avec sérieux et rigueur des méthodes utilisées par l’équipe en place pour gagner l’élection municipale de 2020. Cette requête avait été le résultat d’un travail d’une équipe d’une dizaine de membres du collectif Faire Respirer Lille, accompagnés du cabinet d’avocats Gros-Hicter de Lille, pendant plusieurs semaines, à la suite d’une vigilance régulière et organisée pendant la campagne électorale. Un dossier d’une vingtaine de pages, accompagné d’un grand nombre de pièces justificatives (plus de 200) a été remis au tribunal administratif de Lille. Notre protestation électorale était d’une grande qualité et nourrie de nombreuses preuves pour étayer les argumentaires de chaque grief.
À la suite de mon signalement, une enquête pour corruption a donc été ouverte et j’ai été entendue par la brigade financière de Lille fin 2023, ainsi que plusieurs agents municipaux du service des sports en 2024. Les preuves des conditions irrégulières de l’embauche sont accablantes, mais le dossier semble ne plus avancer. On sait que la justice est toujours timide avant une élection. Il ne se passera rien si on n’agit pas ! Et j’ai pour différentes raisons l’intime conviction que certains ne souhaitent pas que les vérités sortent maintenant. Si rien ne se débloque dans les délais, mon avocat et moi irons déposer une plainte avec constitution de partie civile pour corruption active. Il est indispensable de pouvoir éclairer les futurs électeurs lillois sur les manœuvres éventuelles lors du précédent scrutin de 2020. Je réaffirme ce que le tribunal administratif a déjà suspecté en 2020 dans ses conclusions : l’embauche était délictueuse et a influencé le scrutin électoral.
Je reçois un appel fin juillet 2025 du commandant de police qui part à la retraite. Il me confirme que l’enquête est terminée et qu’elle sera transmise au parquet. Avant mars 2026 ? Nous l’espérons tous.
À la fin de la conférence de presse, j’appelle à la transparence et à l’action face à l’omerta, en particulier lorsqu’il s’agit d’affaires impliquant la mairie de Lille. De nombreux agents municipaux et témoins viennent me voir car ils ressentent une profonde injustice quant au traitement des affaires municipales. Il est de mon devoir de poursuivre ce combat pour la vérité. Ce que nous vivons à Lille s’inscrit dans un contexte plus large : aujourd’hui, de nombreux citoyens se tournent vers nous, parlementaires et ministres successifs, pour dénoncer un profond dysfonctionnement de la justice. Ce dysfonctionnement représente un affaiblissement grave non seulement de leurs droits de citoyens, mais aussi de notre système démocratique français.
C’est pendant que je termine mon point presse avec Me Baratelli que commencent à sortir des articles évoquant l’annonce de la démission de Martine Aubry. Des rumeurs circulaient depuis quelque temps déjà sur cette possible démission. Je ne suis pas surprise. Je sais qu’une rivalité existe depuis des années entre Arnaud Deslandes et Audrey Linkenheld, devenue sénatrice socialiste, mais le choix de Martine Aubry pour sa « succession » se porte sur son premier adjoint et ancien directeur de cabinet. Arnaud Deslandes pratique la même attitude autoritaire. Il suit pas à pas la méthode Aubry pour verrouiller le débat démocratique.
Les élections municipales de mars prochain sont une occasion unique de tourner la page de vingt-cinq ans de pratiques brutales de la gouvernance de la ville de Lille. Brutalité envers les élus d’opposition, voire parfois de la majorité, brutalité envers les Lillois qui n’avaient pas les orientations politiques de Madame la Maire, brutalité envers les associations indépendantes qui ont vu leurs aides sérieusement coupées au profit du projet Lille 3000 qui a coûté des millions au détriment de l’action au quotidien de ces associations dans l’ensemble des quartiers lillois, brutalité envers les commerçants, brutalité face aux patrons…
J’ai touché de près le système Aubry. Au départ, je pensais travailler avec la fille de Jacques Delors ; au bout d’un moment, j’ai constaté à quel point Martine Aubry était l’inverse absolu de l’image qu’elle a pourtant un temps renvoyée. Le mépris absolu des élus d’opposition était dramatique. La ligne de conduite était simple : « Ils sont dans l’opposition, ils ne sont donc pas légitimes à s’exprimer ! » Dans la majorité elle-même, combien d’adjoints, de conseillers délégués ont été écartés car ils avaient osé émettre un avis divergeant au discours officiel ? Tous alignés derrière les propos de la maire, sinon point de salut. C’était ça, le système Aubry.
Reste que des signes avant-coureurs sont apparus au fil des ans. Les résultats électoraux devenaient mauvais d’élections en élections. Martine Aubry a été incapable de se faire élire aux législatives face à un candidat qui était à l’époque inconnu. Les écologistes qui participaient à sa majorité ont fait sécession. La plupart des élus, quelle que soit leur orientation politique, auraient analysé cela et fait évoluer leur mode de gouvernance. À Lille, non. Au fil du temps, la position s’est durcie. Il demeure encore à ce jour des doutes sur la régularité des dernières élections municipales, comme il y en a eu lors de l’élection de Martine Aubry à la tête du PS. Dans un scrutin qui aurait été irréprochable, Stéphane Baly aurait peut-être été maire depuis 2020.
En passant le relais à Arnaud Deslandes, inconnu des Lillois et sans aucune légitimité électorale directe, nous pouvions nous interroger sur le mode de gouvernance qu’il entendait mettre en place. Sans trop d’illusions, je lui accordais malgré tout le bénéfice du doute. Il suffit d’assister au conseil municipal, de le suivre en direct ou de le regarder en replay pour constater que l’élève souhaite dépasser le maître sans en avoir la dimension. Lors du dernier conseil municipal, il a même indiqué qu’il faut « dégager la macronie ». J’y reviendrai.
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- Lire la préface de Philippe Amouyel
- Avant-propos
- Les voeux, les endives et la bière
- Le statut de l’élu
- La campagne des européennes et les universités
- L’Unesco et la sécurité
- La piétonnisation, le sport et le port
- L’intégrité et la dignité
- L’aventure du Culturel
- La dissolution et la nomination
- L’éducation et les cantines
- Les discriminations et les valeurs
- Le délit de fuite et les violences routières
- L’ENSAM, la démission et la justice
- La commission d’enquête et la protection de l’enfance
- Le collectif et la démocratie au coeur
- L’architecture et la ville de demain
- Les loyers et le plan d’urgence commercial
- Les candidats à Hellemmes et Lomme
- Le protoxyde d’azote et le mépris municipal
- Le budget, la transparence et l’éthique
- Épilogue
- Remerciements
