En séance publique, j’ai défendu les amendements de mon collègue Sébastien Huyghe, cosignés par de nombreux députés de notre groupe, en faveur de l’imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur les mineurs.
Ce débat est prêt. Il ne sort pas de nulle part.
Il s’appuie sur les travaux de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE), sur notre commission d’enquête sur les violences en milieu scolaire menée avec Paul Vannier, sur les travaux de la délégation aux droits de l’enfant présidée par Perrine Goulet, ainsi que sur les nombreuses auditions conduites ces dernières années par le Parlement.
Une victime ne choisit pas le moment où elle parvient à parler. Nous ne pouvons pas lui demander d’attendre encore des années pour que le droit reconnaisse cette réalité.
Je suis convaincue que le temps est venu de faire évoluer notre droit pour qu’il s’adapte enfin au temps du traumatisme.






