Ce jeudi 24 septembre 2026, j’étais l’invitée de BFM Grand Lille dans « Nord Politiques », présenté par Adrien Lanoy, pour débattre de l’avenir de notre modèle universitaire, aux côtés d’Anne Daguet-Gagey, présidente de l’Université d’Artois, de Sophie Béjean, rectrice de la région académique Hauts-de-France, et d’Anaïs Bourbon, présidente de l’UNEF Lille.
Depuis 2022, la situation financière de nombreuses universités se dégrade. Dans les Hauts-de-France, l’Université de Lille comme d’autres établissements est confrontée à des déficits, à la hausse des charges et à un patrimoine immobilier qui nécessite des investissements importants. À la Cité scientifique de Villeneuve-d’Ascq, certains amphithéâtres sont même fermés faute de moyens pour les rénover.
Pendant ce débat, j’ai rappelé la nécessité de sécuriser durablement le financement de nos universités. Cela passe par davantage de financements publics, notamment pour compenser les charges qui leur ont été transférées, mais aussi par le développement de ressources complémentaires : financements européens, formation continue, partenariats avec les entreprises, les collectivités territoriales ou encore les start-up, sans faire peser cet effort sur les étudiants.
Nous avons également abordé la précarité étudiante, la réforme des bourses, le repas à 1 €, les conditions d’études et la question des frais d’inscription. Dans les Hauts-de-France, où la proportion d’étudiants boursiers est importante, toute évolution du modèle doit d’abord permettre de mieux protéger les étudiants les plus modestes.
Enfin, l’avenir de l’université suppose aussi de réfléchir à nos formations et à leur lien avec l’emploi : mieux valoriser les bac+2 et bac+3, renforcer les passerelles avec le monde professionnel et préparer davantage nos jeunes aux métiers d’avenir, notamment dans l’intelligence artificielle, le quantique ou la robotique.
Un débat de fond sur le financement, la qualité de l’enseignement et la place de l’université dans notre société.
1 milliard d’euros ont été mobilisés pour la rénovation énergétique des universités, auxquels se sont ajoutés d’autres plans de soutien.
Mais face à la hausse des charges, notre modèle de financement ne fonctionne plus.
Dans les Hauts-de-France, nous devons obtenir davantage de financements publics, tout en développant de nouvelles ressources : fonds européens, formation continue, partenariats avec les entreprises et les collectivités — sans faire peser l’effort sur les étudiants.
Les Assises lancées par Philippe Baptiste ont permis de poser un constat partagé : il faut davantage de financements publics et mieux sécuriser nos universités.
Dans les Hauts-de-France, où les difficultés sont particulièrement fortes, cela doit aussi passer par de meilleures conditions d’études et une réflexion sur nos formations : mieux valoriser les bac+2 et bac+3 et leur insertion dans l’emploi.
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