COMMISSION d'ENQUÊTE

En commission sur la mission de l’Enseignement scolaire

Depuis le début du mouvement lycéen, nous sommes nombreux à être allés sur le terrain pour voir la réalité : bâtiments vieillissants, passoires thermiques, sanitaires insuffisants, conditions de travail dégradées.

Dans un lycée de ma circonscription, près de 500 filles pour seulement 6 toilettes. Ce n’est pas acceptable.

Je soutiens donc la création d’un fonds d’urgence de 100 millions d’euros pour aider les Régions à rénover les établissements les plus dégradés.

Mais cette aide doit être ciblée selon les besoins réels des territoires. Dans les Hauts-de-France, la dépense par lycéen reste inférieure à la moyenne nationale : cela dit aussi quelque chose des choix budgétaires régionaux.

Entendre les lycéens, c’est aussi répondre concrètement à leurs conditions d’étude.

Avec Gabriel Attal, nous avons pris un engagement clair : ne pas profiter de la baisse démographique pour supprimer des postes dans l’Éducation nationale.

Ces dernières années, lorsque des milliers de suppressions de postes ont été proposées, nous nous y sommes opposés. Parce que moins d’élèves doit être une opportunité pour mieux encadrer, mieux accompagner et améliorer les conditions d’apprentissage.

Nous avons besoin d’enseignants, mais aussi de personnels de santé, d’accompagnement, d’inclusion et d’encadrement.

C’est pourquoi nous soutenons l’amendement d’Anne Genetet : garder le même nombre de postes pour moins d’élèves, c’est faire le choix de la qualité de l’école.

Sur les violences faites aux enfants, je ne veux plus de mesures symboliques, de rapports remis à plus tard ou de promesses sans lendemain.

Dans la proposition de loi sur les violences scolaires que j’ai portée avec le soutien de Gabriel Attal et du groupe Ensemble Pour la République, la création d’un fonds d’indemnisation a finalement été renvoyée à la remise d’un rapport du Gouvernement.

Dans la loi intégrale, j’ai également fait adopter à l’unanimité un amendement pour que les victimes soient associées aux travaux de la future Autorité de lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales, alors même que le Conseil des victimes annoncé n’a toujours pas vu le jour.

À force de repousser, de renvoyer à plus tard ou de détricoter les avancées au fil de la navette parlementaire, nous perdons du temps.

Les victimes ne peuvent plus attendre. Elles doivent être au cœur de nos décisions, de nos lois et surtout de leur mise en œuvre.