ASSEMBLÉE NATIONALE

Mes interventions pour la Loi Intégrale

Sur l’article 3 de la loi intégrale, j’ai défendu une conviction simple : nous ne devons pas choisir entre des unités spécialisées de police judiciaire et une meilleure formation des personnels. Il faut les deux.

Après des mois d’auditions sur la protection de l’enfance et les violences faites aux femmes et aux enfants, une chose est claire : les victimes ont besoin d’enquêteurs formés, de moyens spécialisés et d’une chaîne judiciaire mieux armée pour traiter leurs plaintes.

Oui, cela demandera des recrutements. Oui, cela demandera de la formation. Mais nous devons être à la hauteur.

Pour une loi intégrale, il faudra aussi un budget intégral.

Nous soutenons cet amendement de compromis dans la loi intégrale qui prévoit trois ans pour mettre en place progressivement les unités spécialisées de police judiciaire.

L’enjeu est essentiel : dès le dépôt de plainte, puis tout au long de la procédure, les victimes doivent pouvoir être accompagnées par des personnels formés et spécialisés.

C’est une garantie de respect pour leur parole, mais aussi de meilleure qualité des enquêtes.

Trois ans, c’est ambitieux. Mais sur un sujet aussi essentiel, nous devons garder le cap : des unités spécialisées, de la première plainte jusqu’à la fin de la procédure.

Je suis venue soutenir mes collègues, et en particulier Christopher Weissberg, sur la défense de l’article 3 bis.

Les Français de l’étranger sont souvent plus vulnérables encore, parce qu’ils sont éloignés des dispositifs classiques d’accompagnement et de justice.

Supprimer cet article serait un recul.

Nous devons au contraire moderniser davantage notre justice, développer les outils à distance et mieux utiliser le numérique pour garantir à chacun, où qu’il vive, un accès effectif à la protection et aux procédures.

Éloignement géographique ne doit jamais rimer avec éloignement de la justice.

Sur la pédocriminalité et la diffusion de contenus intimes sans consentement, nous devons changer de logique : protéger d’abord, enquêter ensuite.

J’ai soutenu l’amendement de ma collègue Emilie Bonnivard pour renforcer la lutte contre les contenus pédocriminels en ligne et responsabiliser davantage les plateformes.

L’article 10 porte la même exigence pour toutes les victimes : lorsqu’une image ou une vidéo est diffusée sans consentement, le retrait doit pouvoir être rapide.

« Parle, on te croit. Parle, on te protège. » Ce principe doit aussi valoir face aux violences numériques.