Hier soir, au Conseil de la Métropole européenne de Lille, nous avons voté le projet de territoire 2026-2032 pour notre Métropole, dans un esprit de compromis transpartisan.
Mon collègue Bernard Debeer, Maire d’Herlies, a pris la parole au nom de notre groupe Métropole Avenir : « Un cap se vote ; ce sont les décisions qui le font exister. »
Ce qui freine les Maires aujourd’hui, ce n’est pas le manque d’ambition. C’est l’empilement des règles. SCoT, PLU, PLH, SRADDET, ZAN, SRU, protections patrimoniales… Nos maires doivent respecter des schémas imposés par des échelons différents, qui se contredisent souvent sur le terrain. Densifier sans construire en centre protégé, produire du logement social sans consommer de foncier… Le maire se retrouve seul face à des injonctions incompatibles.
Un millefeuille territorial administratif, une véritable bureaucratie des normes qu’il faut simplifier ! Ce millefeuille a un coût : 7,5 milliards d’euros par an selon le rapport Ravignon, dont 4,8 milliards pour les communes.
En pleine crise budgétaire, à l’approche de la présidentielle, c’est un sujet national.
Je le porterai aussi à l’Assemblée.
Décider plutôt que subir.

