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La friche Saint-Sauveur, terrain d’enjeux

Poumon vert ou futurs logements, l’ancienne gare est au cĹ“ur des programmes des candidats aux municipales.

Pas folle, la guĂŞpe. Connaissant son point faible, l’écologie, Martine Aubry s’emploie depuis un an Ă  reverdir son action. Lille a Ă©tĂ© ainsi candidate au label europĂ©en «capitale verte», sans succès. Mais ces efforts n’effacent pas un dossier symbolique, le
programme de construction de 2 400 logements et d’une piscine sur la friche SNCF de Saint-Sauveur, Ă  cĂ´tĂ© du centre-ville. Face au bĂ©tonnage d’un des derniers grands espaces libres de la ville, qui manque autant de parcs et d’arbres que de logements, la rĂ©sistance s’est organisĂ©e. Associations et collectifs demandent l’abandon du projet et la transformation de Saint-Sauveur en poumon vert.

La maire de Lille avait expliquĂ© que si on voulait vivre au milieu de la nature, il fallait partir Ă  la campagne. Les Verts, qui font partie de la majoritĂ© municipale, ont montrĂ© leur exaspĂ©ration sur le dossier. OpportunĂ©ment, Violette Spillebout, la prĂ©tendante LREM aux municipales, a choisi un slogan de circonstance pour sa campagne : «Faire respirer Lille.»

Violette Spillebout le reconnaĂ®t, la friche sera l’un des marqueurs de la campagne : «C’est l’illustration d’un problème de mĂ©thode, d’une administration municipale qui n’a pas Ă©tĂ© capable de bouger sur le fond, face au besoin exprimĂ© de nature en ville.» Daubresse renchĂ©rit : «Martine Aubry reste sur un point de vue du XXe siècle, avec toujours plus de logements. Je pense qu’elle fait fausse route.»

Libération 12 août 2019

Liberation 12/08/2019