Je demande au Ministère de l’Éducation nationale comment sont choisis les élèves pour les entretiens individuels lors d’une inspection. La libération de la parole sur d’éventuelles violences passe aussi par un travail approfondi sur les méthodes d’inspection d’un établissement.
Sur les entretiens et le choix des élèves
et des parents et des enseignants qui sont
audités lors d’une inspection.
Comment se fait ce choix ?
Est-ce qu’il y a là aussi une doctrine
extrêmement précise ?
Vous avez parlé, Madame,
d’un panel représentatif.
Est-ce que ce panel représentatif
est demandé au chef d’établissement ?
Comme ça a été le cas à Bétharram,
lorsque nous avons rencontré le
chef d’établissement
qui nous a indiqué avoir été sollicité par
l’inspecteur en amont de l’inspection
pour lui préparer
un certain nombre d’entretiens,
assez nombreux comme la centaine
que vous évoquez là,
représentatifs à ses yeux
en tant que chef d’établissement.
Ou est-ce que c’est un panel
représentatif croisé avec du hasard ?
Vous avez aussi évoqué
Madame,
un appel à témoins.
Donc, celle-là, on peut se dire que c’est
du volontariat qui va faire que.
Mais je pousserai donc le questionnement :
est-ce qu’il peut arriver que sur place,
on convoque des élèves qui n’ont pas été
volontaires dans un appel à et qui n’ont
pas été choisis dans le panel
représentatif et qu’ils
soient amenés à témoigner.
Ça, c’est à la fois pour une inspection
générale ou une inspection académique.
Comment sont choisis
et préparés ces entretiens ?
– Les enquêtes administratives
ont fait l’objet d’un vademecum
qui est un guide de l’enquête
administrative à destination de l’ensemble
des inspecteurs généraux qui sont eux-mêmes formés
à l’enquête administrative.
Tous les inspecteurs généraux ne sont pas
aptes ou en tout cas volontaires et aptes
et formés pour faire
des enquêtes administratives.
C’est une équipe, si je puis dire,
de l’inspection générale.
Ils sont formés au recueil de la parole,
parce que vous avez raison de le dire,
c’est une des grosses difficultés
d’arriver à libérer la parole d’un élève.
Il y a pour ça des formations
à l’entretien d’enquêtes administratives.
Et ce vademecum, plus ces formations,
ont été par ailleurs dispensés depuis
l’Inspection générale vers
les inspections académiques.
Je voudrais simplement dire là aussi que
si le nombre d’enquêtes administratives a
considérablement augmenté dans les cinq
dernières années,
et je pense que l’Inspection générale vous
le redira aussi, la formalisation de l’enquête
et des méthodes n’a cessé
de progresser également.
Vous aurez noté sans doute la différence
de travail entre l’enquête de 96
à Bétharram et celle d’aujourd’hui,
où un, ce n’est plus jamais un inspecteur seul,
au niveau général comme au niveau académique.
Il y a ce travail d’analyse.
Vous avez parlé d’interprétation,
je préfère parler d’analyse qui se fait
en équipe avec une équipe qui, en général,
est toujours paritaire, hommes et femmes,
et de spécialités ou en tout cas
de parcours ou de profils différents,
là encore, pour éviter les biais.