En lieu et place de la cité administrative, la candidate de Faire respirer Lille voit un bâtiment qui accueillera, entre autres, les polices nationale et municipale, ainsi que de nombreux acteurs de la prévention.

L’équipe de Faire respirer Lille démarre cette année 2026 baïonnette au canon. Première priorité dévoilée, ce jeudi matin, par Violette Spillebout et quelques-uns de ses colistiers : la sécurité. Autour d’elle, notamment Christian Belpaire, qui a fait un passage éclair comme DGS à Roubaix, et François Debrouwère, ex-directeur de la sécurité et de la tranquillité publique de la ville de Lille. Tous deux présentés comme ses « experts » pour les questions relatives à la sécurité des Lillois (comme sur le territoire des communes associées). Sous le beffroi, on n’a pas pu ne pas sentir le vent de leur boulet.
Le constat ? Il est très dur. « Lille figure parmi les trois villes les plus dangereuses de France », déplore la candidate. « Il y a 170 agents de police municipale, quand il en faudrait au moins 250. » Violette Spillebout prévoit dans son programme municipal l’embauche de 100 policiers supplémentaires. « Il y a 200 caméras de vidéosurveillance, alors qu’il en faut plusieurs milliers. » La députée, ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry, prévoit d’en implanter 2 000 de plus d’ici à 2035. « La police municipale n’est pas armée. » Alors que, selon Christian Belpaire, « la question ne devrait même plus se poser ».
Pour inverser la tendance, Violette Spillebout voit les choses en grand. Tout ça reste encore au stade de la simple proposition, mais elle ambitionne carrément d’investir la cité administrative dans son ensemble. Signé Albert Laprade et Serge Ménil, l’immeuble aux façades géométriques, typique de l’architecture moderne et de l’art brutaliste, a été livré entre 1958 et 1971. La surface de plancher est de 31 000 m2.
Dans cette cité, qui n’est plus occupée depuis janvier, la candidate rêve d’y installer, pêle-mêle, des agents des polices municipale et nationale, des équipes chargées de la prévention des risques, un grand centre de supervision, une salle de crise multimodale, une école pour la police municipale, des espaces pour s’entraîner au tir, des logements d’urgence et d’autres pour les fonctionnaires.
Ce qu’il n’y aura pas, en revanche, c’est une salle de consommation à moindre risque. Violette Spillebout, en gardant à l’esprit que cette salle de shoot doit être accessible en transports en commun, n’en veut pas en cœur de ville et le plus éloigné possible des familles. Coût de l’opération : 140 millions d’euros (dont une trentaine de millions à la charge de la ville).
Le budget consacré à la sécurité par Faire respirer Lille sur le prochain mandat a été estimé à 20 millions.






