COMMISSION CULTURE & ÉDUCATION

L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans va dans le bon sens et devra s’accompagner d’un véritable soutien aux parents !

En commission à l’Assemblée Nationale, j’ai alerté sur la santé mentale des jeunes et les carences en pédopsychiatrie. La proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans portée par Laure Miller va dans le bon sens et devra s’accompagner d’un véritable soutien aux parents !

Mon passage :

– Merci Monsieur le Président.

Je veux tout d’abord saluer le travail de ma collègue Laure Miller, qui porte avec détermination un texte essentiel pour la protection de la santé mentale de nos enfants. Cette proposition de loi d’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de quinze ans va bien sûr dans le bon sens. J’espère qu’elle sera une avancée, notamment pour le climat scolaire, pour l’apaisement des relations entre les élèves notamment, dont on sait qu’il est difficile de les réguler aujourd’hui.

J’espère aussi qu’elle alertera les parents. Et ça sera l’objet de ma question parce que j’ai reçu à ma permanence à Mouvaux, dans la neuvième circonscription du Nord, la membre de l’Association des psychiatres enfanto-juvéniles qui alerte non seulement sur les moyens de la pédopsychiatrie, mais aussi des moyens globaux pour accompagner mieux les parents à accompagner cette interdiction.

Comment autour de cette proposition de loi, une fois qu’elle est votée, les parents seront-ils accompagnés pour eux aussi faire des efforts et réussir à gérer ça dans le cercle familial ?

Je vous remercie.

– Violette Spillebout.

En effet, les parents doivent être accompagnés. C’est un peu tout le sujet qu’on a sur la sensibilisation, de manière générale de l’opinion publique. Et il me semble, comme je le disais tout à l’heure, qu’il faut absolument qu’on puisse avoir une action en parallèle de cette proposition de loi, peut-être plus globale, sur comment est-ce qu’on arrive à sensibiliser la population générale, que ça soit les jeunes eux-mêmes, mais aussi les parents, à ce sujet de l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale. Il faut qu’on puisse l’avoir. Est-ce que ça passe par une loi ? Est-ce que c’est porté par un Gouvernement qui, à mon avis, peut agir sans avoir besoin d’un appui législatif ? C’est possible aussi, mais à réfléchir ensemble, mais évidemment, il le faut, c’est une nécessité absolue.