COMMISSION d'ENQUÊTE

Mon livre, Silences Brisés, est un plaidoyer pour l’enfance

Dans notre proposition de loi avec Paul Vannier, issue des travaux de la commission d’enquête, nous avons fait un choix fort : inscrire dès l’article 1 la reconnaissance de la souffrance des victimes et de la défaillance de l’État. C’est symbolique. L’école aurait dû protéger. Quand elle a failli, l’État doit prendre sa part.

En tant que députée, j’ai voulu raconter ce que l’on vit de l’intérieur quand on écoute, pendant des mois, des victimes devenues adultes raconter les violences subies enfants. À Bétharram, à Riaumont, à Bayen, j’ai mesuré combien ces blessures traversent toute une vie. Certains ont tenu. D’autres ne sont plus là. Nous n’avons pas encore pris la pleine mesure des dégâts causés par les violences en milieu scolaire.

Ce livre est un plaidoyer pour l’enfance. Les enfants sont des citoyens à part entière. Ils ont droit au respect, à la parole, à la protection. À travers la commission d’enquête, j’ai mesuré une réalité difficile : aujourd’hui encore, des enfants parlent… et notre système ne les protège pas assez vite. Les procédures sont trop longues, les réponses parfois insuffisantes.