Pendant trop longtemps, la parole des enfants et des familles a été minimisée. Lorsqu’un enfant parle, lorsqu’un parent alerte, la priorité doit être la protection de la victime. Chaque signalement doit être pris au sérieux et suivi des procédures prévues par la loi : signalement au procureur, information des autorités compétentes, protection immédiate de l’enfant.
Dans le public comme dans le privé, ces règles doivent être respectées partout.
Notre proposition de loi prévoit de renforcer la formation de tous les adultes intervenant auprès des enfants : enseignants, personnels, bénévoles, associations, animateurs… Il faut aussi rappeler une chose essentielle : l’immense majorité des professionnels de l’éducation et du périscolaire sont engagés et exemplaires. Mais la parole des enfants doit toujours être prise au sérieux.
Derrière chaque témoignage, il y a des vies durablement marquées. Pendant un an, nous avons rencontré avec Paul Vannier des victimes aujourd’hui âgées de 60 ou 65 ans, qui portent encore les conséquences des violences subies dans leur enfance. C’est pour elles, et pour protéger les générations futures, que nous devons agir collectivement.
Le 1er juin, l’Assemblée nationale examinera la proposition de loi issue de notre commission d’enquête sur les violences en milieu scolaire. Un texte transpartisan, inscrit à l’initiative de Gabriel Attal, pour reconnaître les victimes de violences en milieu scolaire, prévenir les violences, mieux protéger les enfants et renforcer les contrôles dans tous les établissements scolaires.
Avec Edouard Geffray, nous soutenons aussi la création d’une “liste noire” pour empêcher que des personnes écartées de l’enseignement puissent être réembauchées auprès d’enfants.






