Il y a sans doute des défaillances individuelles dans l’affaire Lyhanna. Personne ne doit être exonéré de ses responsabilités.
Mais il y a aussi les défaillances d’un système judiciaire que lequel les associations de victimes alertent depuis des années.
Je pense à toutes ces familles qui attendent parfois pendant des mois, voire des années, des réponses de la justice.
Je veux aussi rendre hommage aux forces de l’ordre et à tous les professionnels de la protection de l’enfance. Chaque jour, des enquêteurs visionnent des images insoutenables de pédocriminalité, accompagnent des victimes et tentent d’agir avec des moyens parfois insuffisants. Ils le font par conviction et par engagement.
La protection de l’enfance doit rester une priorité absolue. Après avoir entendu des centaines de victimes lors de la commission d’enquête sur les violences en milieu scolaire, j’en suis plus convaincue que jamais : les violences subies dans l’enfance brisent des vies pour des années, parfois pour des générations.
En préparant le projet présidentiel de Gabriel ATTAL, une conviction s’impose : face au dérèglement climatique, ce sont toujours les plus vulnérables qui paient le prix fort.






