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VDN : «Une campagne municipale lancée avec des boules puantes»

Il y a quelques jours, les couloirs de l’hôtel de ville bruissaient pour dire que la candidate à la candidature LREM aux municipales lilloises de 2020, Violette Spillebout, prenait quelques libertés avec son CV. Jérôme Hesse, l’ancien directeur de la communication à la mairie de Lille, le confirme  : elle occupait des fonctions aux cabinets de Pierre Mauroy et de Martine Aubry.

« Oui, elle était au cabinet de Pierre Mauroy. À la fin de son mandat, elle avait pris de la valeur et des responsabilités et faisait complètement partie du cabinet. »

« Que ceux qui n’ont pas vécu cette aventure collective ne la réécrivent pas à notre place. » Jérôme Hesse, qui va avoir 60 ans, est en train de tourner quelques pages de son histoire. « Personnelle, professionnelle et militante. » Bientôt en retraite au Département, il va quitter la région. Non sans avoir remis l’église au milieu du village concernant Violette Spillebout et son CV  : « Oui, elle était au cabinet de Pierre Mauroy. À la fin de son mandat, elle avait pris de la valeur et des responsabilités et faisait complètement partie du cabinet. »

Jérôme Hesse est surtout connu comme écrivain – il a déjà écrit douze bouquins. Mais il est aussi un homme engagé dans la vie politique. C’est dans les gènes : dans la famille, il y a deux anciens ministres. Lui est entré en mairie en 1991. Il a fait partie des cabinets de Pierre Mauroy et de Martine Aubry (jusqu’à ce qu’il suive Patrick Kanner au conseil général). « J’ai été directeur de la communication, ce qui n’est pas un contrat de cabinet, j’étais contractuel. On aurait pu aussi me dire que je n’étais pas au cabinet. Mais la réalité du travail fait que j’assistais à toutes les réunions de cabinet. »

Sur les réseaux sociaux, rappelant qu’il ne roulait pour personne, Jérôme Hesse a confirmé la place de Violette Spillebout, « ma collègue aux cabinets de Pierre Mauroy et Martine Aubry et même ma voisine de bureau ». Regrettant que « la campagne des municipales soit lancée avec des boules puantes pour créer l’ambiance », l’homme de lettres définit ainsi les personnages de cette histoire  : « Pierre Mauroy est mon père spirituel, Martine Aubry ma sœur, Patrick Kanner mon frère, Audrey Linkenheld et Violette Spillebout mes petites sœurs ». Une photo de famille qu’on ne pourrait plus refaire. Pour la bonne bouche, il résume tout ça avec un mot : « Carabistouilles ».

Voix du Nord du 17/12/2018

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