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Elections municipales 2020 : dans les grandes villes, La République en marche avance à petits pas

A Paris, Bordeaux, Lyon ou Marseille, le parti présidentiel est bien en peine de trancher, tant l’attribution des investitures se révèle complexe.

Ce sont les cas les plus sensibles. Ceux qui suscitent déjà de fortes tensions, aussi bien dans les états-majors qu’au niveau local. Si La République en marche (LRM) a présenté, le 17 juin, ses 19 premiers candidats pour les élections municipales de mars 2020, elle a volontairement laissé de côté les plus grandes villes, où elle se retrouve confrontée à un immense casse-tête.

Dans la plupart d’entre elles, l’attribution des investitures se révèle très complexe. Faut-il partir en solo pour promouvoir le renouvellement, comme le souhaitent les marcheurs ? S’allier avec un sortant bien implanté, afin d’avoir davantage de chances de l’emporter ?

Entre les rivalités internes dans les villes où LRM peut gagner seul (Paris, Lyon), les cas complexes à démêler (Lille, Marseille) ou les alliances difficiles à nouer (Toulouse, Nice), les configurations demeurent très différentes, en fonction du rapport de forces local.

Le Monde 26 juin 2019

Lille : bataille de marcheuses

Dans la capitale des Flandres, LRM est aussi confrontée à un duel interne très tendu. La bataille pour l’investiture fait rage depuis plusieurs mois entre la députée du Nord Valérie Petit et l’ex-directrice de cabinet de l’actuelle maire (PS) Martine Aubry Violette Spillebout. Toutes deux croient en leurs chances d’être désignées par le parti pour mener campagne face au sénateur (LR) Marc-Philippe Daubresse, déjà déclaré, et sans doute face à Martine Aubry.

Le parti présidentiel a prévu de trancher début juillet, dans l’espoir de mettre fin à cette « dispute mal maîtrisée ». Car cette rivalité est en train de mettre le feu à la fédération du Nord : le 12 juin, six députés LRM, dont Valérie Petit, ont annoncé leur départ du comité politique local.

En cas de nouvelle candidature de Martine Aubry, la direction de LRM juge la ville difficilement gagnable. En revanche, la conquête de la métropole est jugée « possible » au cas où le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, confirmerait son intention de briguer la présidence du Grand Lille.

Le Monde 26/06/2019

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